15.05.2008
Que le meilleur rouge l'emporte
Mardi, à la m-journée, au pied de la colline qui arrête mes regards vagabonds quand parfois mes pensées m'entraînent au delà du champ qui borde ma maison, règne une agitation inhabituelle.
Un camion, puis deux puis tout un alignement incongru dans ce paysage bucolique. Il faut dire que la nature en quelques jours s'est drapé d'un magnifique manteau coquelicot, donnant au vieux champs oublié, des allures de théâtre. Et je me demande quelle drôle de pièce se prépare là, serait-ce l'outilleur qui serait venu de sa lointaine Auvergne nous vendre des tuyaux d'arrosage avant que les restrictions d'eau ne ruinent son marché comme les jeudis,la bourse ? Ou serait-ce encore une réunion secrète des plus gros camions jaunes pour une manifestation contre les champs de coquelicots rouges et l'on verrait s'affronter dans un combat de titans champs et tracteurs, coquelicots et cabines, rouge et jaune et que le meilleur rouge l'emporte ?
Quand soudain les coquelicots emportés par une houle céleste se soulèvent, sortent de terre, et sous mes yeux d'encore enfant parfois, se dresse comme par magie le plus rouge des chapiteaux ! Là sous ma fenêtre, sorti de terre comme un champignon gigantesque, profitant du printemps humide et chaud de cet an 2008.
Il trône tel un seigneur au milieu de ses coquelivassaux, surplombant une mer rouge dans laquelle il dégouline.
J'attends avec impatience le retour de mes princesses, imaginer leur surprise est déjà une joie, entendre leur cris joyeux dans l'allée un frisson d'enfance retrouvée. Le cirque maman, le cirque est là !
Les cartables volent, les goûters grimpent aux arbres pour scruter de plus haut cet étrange vaisseau, il y a même des chameaux ! On entend la musique, la véranda est en fête, que le pestacle commence !
Le mégaphone de la voiture-parade mégaphone un incroyable grésillement, on entend des "venez-tous" et des "demain venez voir les fauves/poneys" au milieu d'une improbable fanfare synthétique 100 % polymystère. Heureusement que Monsieur Loyal connaît les ficelles ! Des cahiers jaunes surgissent alors comme par magie, normal me direz-vous, des affichettes à bille de clown qu'on pourrait croire sorties d'un bon vieux Stephen King, ne manquerait qu'un rire sardonique pour compléter à merveille le noir et blanc crasseux du vieux photocopieur qui a du crachoter toute la nuit les affichettes magiques.
Je me retiens de trop hausser le sourcil à la vue du non moins fabuleusement magique tarif écrit dans une grassouillette police qui n'a de comics que le nom ! Je ne savais pas que les chameaux se nourrissaient à la luzerne enrichie aux sels d'or ! Oups ... et pourtant je sais déjà les trois poneys, les deux caniches oui mais qui marchent sur les pattes avant, la danseuse pré-pubère et ses cinquante houla-hop pieds/cou/taille qui un jour va finir par disparaître dans la colonne virevoltante de son outil de travail, les deux frères maudits qui pourraient un jour d'orage faire avaler le trapèze à leur compagnon de jeu. Les deux frères qui sont aussi les deux clowns, Loyal et le dompteur, le grimpeur sur planches et rouleaux et le passeur de planches et rouleaux, ouvreur, pisteur, dresseur et mécano. Je sais mais ne dis pas, laissant à leurs yeux d'enfants le secret de ne voir que la fille trop belle dans son juste-au-corps à paillettes debout sur le cheval, debout sur le cheval !
Le mercredi s'avance tellement plus lentement qu'elles ne le voudraient, les devoirs repoussés à la frontière chimérique des "un jour je serai trapeziste !"
C'est enfin l'heure de la représentation, la voiture-parade parade une dernière fois, hélant les villageois aux mines renfrognées des sorties de sieste et les enfants entrent dans son sillon d'un pas pressé, vite il ne faut pas manquer le début.
Puis c'est déjà fini, ce soir avant la tombée du jour le chapiteau s'est dégonflé comme un soufflé sorti trop tôt du four, emportant avec lui le sourire émail diamant des deux frères et le rimmel-regard de la jeune beauté.
Demain matin il restera le souvenir enchanteur d'un mercredi pas ordinaire et sur le champs quelques papiers gras et l'invraisemblable rouge des coquelivassaux.
01:01 Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : coquelicot, chapiteau, enfance, cirque, provence, colline
11.05.2008
De fer forgé et d'acacia
Souffle la forge, l'air brûle d'étincelles, entre les mains expertes de l'artisan, plonger au coeur de la braise.
Disparaître dans le sifflement aigu de l'eau en brume, à corps perdu épouser les désirs du maître, puis connaître le feu encore, devenir à chaque coup porté sur le métal rougi, superbement plus dur.
Pouvoir être arme, barreaux, garde-corps.
Trouver encore le coeur de la braise et enfin devenir la courbe douce d'une envolée de volubiles spirales à la terrasse de nos amours.
Lentement apaiser au coeur de la matière, le souvenir d'avoir pris d'autres formes, n'en garder que la force, recevoir dans un souffle la caresse de l'acacia en fleur.
Pour Pat** ...
et pour moi, en souvenir de l'acacia qui parfumait l'air joyeux de mai sur le chemin de mon école.
Et vous une odeur souvenir sur le chemin de l'école ?
22:11 Publié dans Second degré | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fer, forgé, acacia, nature, humaine, femme, devenir
08.05.2008
Aujourd'hui, il y a une semaine, un an.
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Au creux de la fin du jour s'égraine le temps qui sépare hier d'aujourd'hui demain. Je me nourris de nuit, envahie de musique, repousser encore un peu la plongée en amnésie, goûter les secondes de vie, une à une, si douces. Faire de ces instants, des trésors.
Qu'importe le bruit des jours si on n'en garde que la mélodie et je plane en souvenirs d'instants qui ne sont plus et dont le parfum teinte mes jours au gré de l'humeur de ma volonté.
Passé te mesures-tu ? N'es-tu que la somme de nos souvenirs vivants et déjà éteints, sourds et si présents.
Passé tu t'inscris en mon coeur chaque jour un peu plus et je m'incline au pied du coup porté au corps au printemps dernier. Mais si je penche, je ne baisse pas les yeux pour autant, regarder en face cette cruelle, en tisser une blanche voile de dentelle, monter, monter, encore.
Et boire jusqu'à en être saoûle à des instants verts et doux, comme à une source fraîche, voir, entendre, être là, le savoir.
Quelques jours aller, partager puis, quand sur la route défile l'ombre couchée des cyprès, trouver l'endroit joli, s'y arrêter comme en songe, allumer la solitude de la pensée d'autres et d'ailleurs. Voler avec délice le temps de l'entre-deux, n'être nulle part et y être bien, n'y être pour personne pour mieux retourner vers vous, comme au creux de la fin du jour quand songe est vie si on le veut ainsi.
Faut-il savoir partir pour mieux revenir. Faut-il savoir revenir pour être libre ?
Au retour arroser les plantes vertes.
Aire Bras de Zil, kilomètre 125 de l'A7
02:04 Publié dans M'analyse moi | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : a7, bras, de, zil, aire, partir, revenir
07.05.2008
Prendre la clef ... de voûte
Dernier jour d'avril, jazz manouche à la clef de voûte. Rien que le programme me fait décoller ! L'occasion était trop belle alors j'ai fait une descente à la Clef de voûte et quand je dis une descente ce n'est pas un vain mot !
Je n'ai pas pris de photo des escaliers vous auriez pu prendre peur ! La clef de voûte a élu domicile dans la cave voûtée du XVIII° au coeur des pentes de la croix rousse, alors l'escalier est un escalier ... de cave, normal quoi ..
Je suis descendue telle une princesse sur une chaise ... à porteur pliante, vous êtes sûrs les gars qu'elle ne va pas se replier la chaise ? bon alors en marche arrière comme ça je ne vois rien ... heu Ok mais vous les gars vous ouvrez vos yeux !! t'inquiète Marie on l'a déjà fait ...
Me voilà arrivée dans la plus grande discrétion .... je pouffe ... arriver en fanfare dans une boîte de jazz, faut le faire :))
Me voilà ré-installée dans mon fauteuil, mon Bruno à ma gauche et en face la scène, 3, 4 c'est parti !
Franchement ce groupe était très très sympa et faire une petite descente à la clef de voûte je peux vous dire que ça aère l'esprit, l'ambiance y est conviviale et joyeusement détendue, rien de tel qu'un petit swing manouche au milieu de la semaine pour recharger les batteries en bonne humeur ! Allez comme l'ami Bruno m'a envoyé quelques photos je vous en fais profiter :


00:49 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : clef de voûte, lyon, jazz, petite, épicerie
04.05.2008
Les exploits de Vava !
Vava grimpe au sommet de la Sainte Victoire
Vava fait du vélo sans roulettes
Vava se baigne le 3 mai ! Elle est comment l'eau Eva ? Réponse : "TOP froide !"
Eva 4 ans et 3/4 ! Eva n'a peur de rien sauf peut-être : " des toutes petites araignées méchantes ! "
Il ya des années comme ça où tout est nouveau, tout est aventure, tout est exploit !
Bon alors aujourd'hui Eva qu'est-ce que tu veux faire :))
A venir les exploits de Marie :))
- Marie part à Lyon 4 jours
- Marie à la pizzeria
- Marie à la clef de voûte
- Marie et le 1er mai
- Marie devraient arroser les plantes vertes
oui ben chacun ses exploits hein :))) et vous vos derniers exploits c'est quoi ?
12:10 Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mai, eva, decker, exploits
03.05.2008
En mai fait ce qu'il te plaît !
Good morning les zamis !
Le soleil brille, les hirondelles sont de retour, j'ai passé 4 jours tip top à Lyon que je vous raconterai bientôt !
Avant de vous livrer les détails de cette aventure lyonnaise je tenais à vous annoncer un grand changement, nous avons changé de nom, changé de look, en un mot en mai tu peux tout changer si ça te plaît !
Mais de quoi parle t'elle donc ? Handica.com est devenu handicap.fr
Alors j'attends vos réactions, commentaires sur l'édito de baptême et surtout votes sur le sondage que vous trouverez PAR ICI LE SONDAGE !!
Alors on a bien bossé non ?
12:27 Publié dans Vie professionnelle | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : handicap.fr, handica, site, changement, évolution, v3
29.04.2008
Geste d'amour
Je crois que ça se passe de commentaire,
Et je pense à ma soeur qui n'allait pas très bien et qui ne me l'a pas dit, pour me protéger, comme ellel'a toujours fait ...
08:42 Publié dans Parents-Familles | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : soeur, frère, cancer, amour
27.04.2008
Lyon's week
Good morning Lyon !!
Me voilà lyonnaise jusqu'à jeudi avec beaucoup de travail en perspective et peut-être pas beaucoup de temps pour vous rendre visite ou vous écrire ...
Deux premières choses à vous raconter !
les aires d'autoroutes accessibles c'est bien, si on peut utiliser les équipements intérieurs c'est mieux !
Je raconte : C'est l'histoire de petite Marie sur l'autoroute, c'est dimanche et bizarrement l'autoroute est blindée de monde ! après deux fois l'album de Calogéro petite Marie coupe le son de la radio, ben oui avec mes petits bras c'est le son plus fort, moins fort, pas de son du tout et c'est tout pour les règlages du poste :( donc, aprés Calogéro bis je coupe le son et là : wahlou les yeux qui picottent, bailli baillou et si je m'arrêtais un peu ?
ça tombe bien, voilà la station Total handibip de Porte-les-Valences ! j'abreuve la voiture (oh mon dieuuuuuuuuuuu !!! le prix du plein !) et je me dirige vers l'endroit répondant au doux nom du "petit café" pour prendre un "petit café" ben oui hein what else ?
Une troupe de charmants jeunes messieurs en survet, casquettes et pit-bulls me tient la porte, souris Marie :)))
et là en un coup d'oeil je constate que les petits cafés se boivent debout !! et oui il n'y a que des tables très hautes ... ben alors pas de chaise ça aurait pu m'arranger mais des tables à hauteur de ma tête c'est juste bon pour s'auto-scalper !! Je demande à la nana si je peux utiliser une table de la cafet : ben oui dit-elle en me laissant aller vers la cafét qui est ... fermée :(
Je suis ressortie, dépitée, vaguement mal à l'aise, comme un bibelot qu'on n'ose pas jeter et qu'on met un peu sur le côté de l'étagère ...
Je retourne à ma voiture et là il y a une troupe de ... motard(e)s tous habillés pareil, avec des Harley magnifiques, ils sont une dizaine, hommes et femmes la petite quarantaine, la bande de potes quoi ! J'ouvre ma voiture, descend la plate-forme et là ben ... c'est l'attraction :)) dans mon dos fusent des "c'est génial ce truc" "incroyable"; c'est vrai que généralement ça fait son petit effet ! Une femme s'approche, me demande comment je ferme la porte, si je suis toute seule, visiblement elle est impressionnée ... elle ajoute " ça c'est une sacré leçon de vie, je vous aide pour la porte ?"
Je suis repartie sans boire mon petit café ! bailli baillou suis arrivée jusqu'à Lyon ... alors alors, résumons : handibip c'est génial, certaines personnes sont géniales, d'autres moins ... et pour l'accessibilité des lieux ben ... y'a encore du boulot !!!
Et vous, vous auriez fait quoi à ma place ? café ou pas café ?
21:45 Publié dans Vie professionnelle | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lyon, handibip, café, accessibilité, aire, autoroute
25.04.2008
Mon âme en mot
***
Lire mes pages, mine de rien, livrer un peu de mon âme en mot.
Mon amant mot, maître du lieu, se joue du lien et de l’émoi.
Et moi, libre naïve, rêve de flammes ou d’une larme.
L’arme cruelle pour un duel de vies élues et des liés
Délier la lumière par un mot, par foi, si possible.
Cible encore une fois, demain, l’âme ou rien,
L’amour rit un peu à deux mains et pleure d’un rien le jour
Joue, roule, dit, d’un tout faire des plusieurs unis !
Une nie être unie, lui de déni lent, nuit.
L’ennui ne veut plus entendre tant de mots d’elle
Modèles où figent, avec le temps, nos tendres ailes l’une à lui.
Lu, ici tout édit : ci-git l’espéré met d’un maudit
Mais d’un mot dit d’elle, il fuit et lamine la toile
Toi le mal, libre de se tirer d’elle, si elle, lue, aime et le dit.
Elle, le dit-elle ? Autant que l’an tend-il en fin de mâle ?
De ma leçon, mine de rien, livrer toute mon âme en mot
Mon amant mot, maître du je, se lit de moi si je lui tends la main plus que la joue.
Si lu à haute voix(e) la fin d'une ph(r)ase est le début de la suivante ...
***
23:35 Publié dans latulu rlututu | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : âme, mot, lit, ment, nuit
23.04.2008
Vava's brève :)))
----> Pour léa :))
Donc nous jouons avec les 4 fantastics au portrait chinois de Danny
si j'étais un légume ?
.... vient le tour d'Eva : Eva (4 ans et demi)si tu étais un légumes tu serais quoi ?
MAIS JE SUIS PAS UN LEGUMEUUUUUUUUHHH !!!!
ben Eva, c'est un jeu
MAIS JE TE DIS QUE JE SUIS PAS UN LEGUMEUUUUH !!
bon ben d'accord ...
et si t'étais un animal ?
RRRRROOOO MAMAN JE TE DIS QUE JE NE SUIS PAS UN LEGUMEU !!
ppppppfffffff je vous jure mon Eva elle ne manque pas de caractère !! c'est pimenté chez nous ... ah ben voilà, si Eva était un légume elle serait un piment !
MAIS MAMAN JE ... oui oui je sais tu n'es pas un LEGUMEUUUUHH
^-^
C'est tout pour ce soir, aujourd'hui j'étais sur un forum pour l'emploi à l'autre bout de Marseille, à Luminy exactement pour ceux qui situent, et j'ai du traverser Marseille à 19h00, que du bonheur ! surtout avec Tom Tom qui n'est pas à jour et qui m'a guidée vers une entrée d'autoroute fermée !! un retour dantesque, plein de travaux, de déviations, de Marseillais !!!!!
au secouuuuuuurs !! j'ai failli m'arrêter pour attendre la nuit ! je suis cuite ... demain il fera jour !
22:55 Publié dans Mots d'enfants | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mots, enfants, légume
22.04.2008
Appelez-là Fantastic N° 1
Pour répondre à Danny qui nous a proposé un petit exercice je m'y suis pliée mais pas toute seule, j'ai entraîné les 4 fantastics dans le jeu du je et du si j'étais !
Et comme elle fête ses 14 printemps aujourd'hui honneur à ma Fantastic N° 1 alias Hachi alias Maximinou alias Maxine
Son portrait chinois fait ma fille de 14 ans, oui je sais je l'ai déjà dit mais faut le temps que je m'imprègne de la nouvelle :)
Si j'étais :
- Un légume : une tomate
- un animal : un chat parce que c’est reposant
- un accessoire : un nœud pour les cheveux
- un vêtement : un slim
- un moyen de locomotion : un skate
- un art : le dessin
- un paysage : un nuage rose à l’aube
- un arbre : un cerisier en fleurs
- un astre : une étoile
- un plat : des pâtes avec une tomate (non pas des pâtes à la tomate, j'ai bien fait préciser, ne me demandez pas de quel plat il s'agit ! )
- un métier : écrivain
- une voie de communication : une lettre manuscrite
- une fleur : une fleur de cerisier
- un sentiment : l’amitié
- une chanson :Impossible de choisir il y en a trop
Voilà j'ajouterai qu'elle adore les bulles de savon et Mister Jack de l'étrange noël, c'est pour le contraste, avec Maxine rien n'est en demi-teinte, fille de caractère, parfois rebelle, parfois rêveuse, en tout cas jamais fade, digne fille d'une insoumise :))
Il me plaît bien son portrait chinois, il lui ressemble, c'est fait pour ça non ?

Veuillez patienter ...
23:33 Publié dans Parents-Familles | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.04.2008
L'humeur de l'humain
Parce que parfois je ne sais pas répondre à cette question, parce que parfois je préfèrerais qu'on ne me la pose pas et que parfois c'est moi qui la pose en ayant une idée de la réponse que j'attends.
ça fait un moment que j'ai envie d'écouter de plus près ce qui se cache derrière cette question qui se résume souvent en deux mots de deux lettres.
4 lettres pour une introduction mystèrieuse à souhait, où on peut sentir que ces 4 lettres là cachent en leur sein la complexité de l'humain, de l'humeur de l'humain.
ça va ?
4 lettres pour un défi.
Parce qu'il y a celui qui pose la question et celui qui la reçoit, parce qu'il y a le ça qui cache ceci et celà et que le va se donne et s'entend au choix.
ça, ouvre-toi ! que caches-tu là ? mon moi physique, mental, la vie qui en découle, les liens qui nous unissent où nous défont, cet infime tout en société, dans un pays, le monde, l'infini sidéral ? ça serais-tu si petit que tu finisses en tu ? ça serais-tu si grand que l'immensité de ton étendue te rende bien inabordable et le ça sans bord déborde si largement de ses deux lettres.
Va, je ne t'en veux point de me harceler, va pour s'en aller un peu plus loin dans le champ de la conscience, va comme une invitation à un voyage au pays de nulle part, va sans début ni fin, juste pour apprendre à voir autour ceux qui balisent le chemin comme autant de point de repères pour définir chacun notre reférentiel de la vattitude.
Du ça va supplique, comme une prière à la rassurance, celui qui se pose oreilles ouvertes et suppliant un oui libérateur, consolateur, caresse à nos angoisses.
Au ça va impérieux, inconditionnel, obligatoire, qui ne souffrira qu'une unique et affirmative réponse, attend-il seulement une réponse ?
Puis le ça va miroir qui n'attend de la réponse que l'écho, comme une oreille tendue à soi-même, laissant le spectateur muet comme seul témoin de nos humeurs.
ça va, peut-être ne veux-tu rien dire ! est-ce pour celà que je ne te trouve plus de réponse ? et puis pourquoi faudrait-il que ça aille, ne pourrait-on pas se contenter d'être ? To be or not, to be is the question !
Ne me demandez plus si ça va mais si je suis, ne me demandez pas comment je suis mais qui je suis. Alors je vous dirai peut-être qui je choisis d'être plus que comment j'y vais, insondable immensité de l'être, utopie naïvement réductrice des hommes qui se contentent d'entendre des ça va, une simple question.
16:08 Publié dans M'analyse moi | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ça, va, humeur, humain
Minute, cocotte !
j'ai récupéré ma voiture ! Me suis soulagée de quelques 800 euros ...
Diagnostic ? La pression ma bonne dame, il est probable qu'un des capteurs de pression ait eu quelques défaillances, conséquence directe la pression est montée plus que de raison dans la boîte de vitesse. Exit le régime de croisière, trop de hautes pressions suivies de chutes brutales qui faisaient tourner la voiture au ralenti. Le cerveau de la boîte ne sachant plus quel régime adopter, le compresseur a laché à son tour !
Bon alors avec le spécialiste on a décidé de changer de capteur et de redéfinir un mini et un maxi pour la pression, faudrait pas que ça recommence avec le nouveau compresseur hein ...
Voilà la voiture roule à nouveau mais je me suis contentée de la ramener à la maison, tout doucement, attentive aux changements de vitesse et puis surtout j'avais une migraine terrible, la pression ma bonne dame ! Faut être patient, prendre le temps d'apprivoiser ces nouveaux règlages. ça ne se fera pas en 5 minutes cocotte :)
En fait je regrette un peu de ne pas avoir pris le régulateur de vitesse, en plus ça m'aurait peut-être évité de perdre des points sur mon permis ... bon ok le spécaliste a dit que pour la pression ça n'avait rien à voir avec ma conduite. La pression peut-être mais les points sur le permis ... si !
Et vous avec ce printemps qui tarde à nous apporter un peu de chaleur ça va la pression ?
12:02 Publié dans Second degré | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cocotte, minute, pression, voiture, capteur































