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11.02.2012

Couleurs d'intérieur

déco,salon,orange,mauve



alors je compte sur vos avis avisés ! c'est pour le salon cette fois !

09.02.2012

Pied de nez à l'hiver !

Mon dos ne m'a pas lâchée d'un pouce et j'en ai plein les bottes, ça agace un peu, ça met les nerfs en vrille et des cernes sous les yeux. Je voudrais pouvoir lui tourner le dos, à mon dos, lui coller un redressement immédiat comme empêcheur de dormir en rond. Rien à faire, mon dos me casse les pieds, une histoire sur laquelle je me casse le nez depuis quelques années, à moi mes yeux pour pleurer et mes mains pour prier ? Le Saint des dos, des pieds ou des nez ? Les trois j'vous fais un lot !

Un p'tit lot de do, de ré, et si et si, et la aussi, la bas ou la haut, pourvu qu'en pa-pier ca-deau on emballe le paquet et que jaillisse, espiègle, un pied de nez à mon dos, à l'hiver et aux empêcheurs de rêver en ronds, en ronds de jambes, en pieds et en vers !

Si demain dos est remis droit, je saurai que rien ne vaut un petit pied de nez à mes "bobos" et d'imaginer, faisant fi de la neige promise, une promenade espiègle à Bagatelle ...

http://www.deezer.com/music/track/13059032

free music





Déjà dit : http://lesfemmesendisent.blogs-handicap.com/archive/2009/...

06.02.2012

Ma dose

Comme j'aime ce moment où la maison s'apaise et se prépare au sommeil.


La journée a t'elle été bien remplie ?  Les rendez-vous et réunion honorés ? Le savoir transmis, les devoirs bien faits ? Dit ce  qui devait l'être ? Murmuré ce qui pouvait l'être aussi ? Ecoutée celle qui en avait gros sur le coeur ? Consolées, dorlotées, nourries, réchauffées, l'une et l'autre ? La journée de demain planifiée, le carnaval de la fin du mois imaginé, le prochain week-end, le prochain déplacement et le chien à placer... stop ..


 


Stop.


Ecoute.


 




Ecoute et respire cette petite dose, cette petite musique qui parcourt tes veines de sa douce chaleur, c'est l'océan qui vient tempérer l'agitation de la journée, c'est l'heure où je suis moi pour moi.

Je prends ma dose, prêtant attention au rythme intérieur, à l'unisson de ces quelques accords soigneusement choisis. Et mon esprit s'égare déjà, s'enroule en volutes, envolée de pensées magiques, malicieuses. Et si le rêve est de nuit, ce moment de fin du jour m'emporte aussi.

Légère est la plume, au souffle chaud des harmonies.


Une caresse pour l'âme solitaire, une douce ouverture à la nuit, puissante et subtile.

Ecoute. Ecoute et respire, ose la fin du jour, aujourd'hui n'est presque plus, juste une petite dose, encore ...

31.01.2012

Il neige

Il neige. Oh rien d'étonnant à celà, c'était prévisible, annoncé, risqué. N'empêche qu'il neige, depuis le milieu de la nuit. Et ça continue de tomber, en rideaux serrés, un manteau de froid est venu recouvrir les quelques fleurs téméraires et impatientes de goûter au printemps, qui s'étaient risquées à pointer leur nez sous les caresses d'un soleil de janvier chaleureux et si bien venu dans cet hiver, certes clément, qui n'en reste pas moins un hiver.

 

C'est le silence qui interroge, autant que les chants d'oiseaux entendus il y a peu. Et les pensées livrées à elles-mêmes virevoltent comme les flocons. Le temps est suspendu, la Provence soudain immobile, si vite pétrifiée par ces frimas auxquels elle ne s'habituera sans doute jamais.

 

Ici rien n'est jamais prêt pour faire face au froid. Ici les changements de temps sont douloureux à mon corps avide de bon temps. Alors la maison se calfeutre, fait le dos rond sous l'eau cristalisée, la chaleur viendra de l'intérieur pendant quelques jours, -16 ° annoncés pour dimanche quand même ... espérons que les réserves rechargées ces derniers jours résistent à ce soudain grand froid, en attendant le dégel.

 

Ici il neige, dehors aussi, en ces temps de vigilance orange. 

vigilance orange.JPG

12:37 Publié dans Infiniment femme, Ma vie secrète | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : neige, provence | | |  Facebook | |

29.01.2012

Trop

Trop, trop, trop ... au galop, faudrait-il ajouter pour échapper à la marée qui monte.

Trop de milliers de choses à faire, trop de courses, ménage, travaux, contrôle technique (en retard et vous ?!) trop de beaucoup de choses et pas assez de temps pour tout faire ou alors c'est le temps qui passe trop vite ? Je sais je l'ai déjà dit/écrit mais là ça prend des proportions que même Madame Ubiquité en perd sa faculté de jongler et son sourire entre défi et pied de nez aux impossibles. 

C'est peut-être moi qui en fais trop ou qui en veux trop ?


Samedi soir je suis allée à une fête trop bien, un nouvel-an chinois chez ma Catherine qui était trop belle !

Chacun apporte un plat ...  j'ai fait des crevettes avec trop de tout, à commencer par les pousses de soja, faut être pris pour être appris, le goût des uns à noyé le goût des autres si finement ciselés avec mon nouveau copain magique : un gros couteau céramique "fégafatoi", bref de la mesure il faudrait sans doute, mais modération n'est toujours pas mon amie ! C'était bon quand même ! Me voilà posée au milieu de cette soirée et de certains que je n'avais plus vus depuis ... juin. Mais non ! Mais si. Depuis juin. Alors voilà au milieu des danseurs qui dansent j'introspecte et je me dis" bon sang mais que sont les six derniers mois devenus ?"


Trop de soucis ces derniers mois sont venus alourdir la tâche, l'arrivée du chien tourne au cauchemar depuis quelques semaines, il me surprotège et attaque les auxiliaires de vie, ce qui est juste intolèrable. Alors la décision a été prise au grand regret de toutes, nous ne pouvons pas le garder. Trouver une solution qui soit bonne pour lui m'a pris un peu de temps, mais voilà, mardi, Aron quittera la maison pour être accueilli chez un maître chien. C'est une décision difficile à mettre en oeuvre, une séparation, un nouveau manque qui se prépare. Les lapins sont partis depuis samedi pour cause d'allergie d'une des Fantastics et le chat blanc (qui a décrêté que ses besoins devaient être faits dans les armoires !!!) sera accueilli dans une ferme auberge (il y a pire comme famille d'accueil : ce lieu est le paradis des animaux, il y a même un kangourou !).


Une restructuration de mes fonctions décidée lors de mon déplacement de la semaine dernière devrait compléter les changements indispensables à mon retour à une vie un peu moins speed ...


Et puis cette envie d'écrire qui me chatouille les neurones autant que la plume, et puis cette envie de redonner quelques éclats à ma "vie sociale" et aussi des possibles à explorer sans aucune volonté de modération ...


Bien sûr en relisant d'anciennes notes je sais que mes nuits ont changé plus que mes jours. Trop de douleurs et de fatigue me terrassent bien plus tôt qu'avant. Une indispensable disponibilité pour mes filles, aux états d'âme parfois houleux, ne me livre à la nuit que bien trop tard souvent pour envisager d'écrire. Alors les heures de début de nuit me trouvent plongée dans mes pensées en attendant que le "trop mal" se transforme peu à peu en sommeil. ça dépend des pensées me dirait un certain. Oui ça dépend des pensées ... et si pouviez lire dans les miennes vous seriez immédiatement embarqués dans une farandole joyeuse, drôle, incroyable, palpitante, passionnante et terrible, en un seul mot : trop, non en deux mots plutôt : trop bien ! 


Dimanche soir. Quel plaisir que ces quelques minutes partagées avec vous.

A votre tour maintenant de me livrer vos pensées du soir, espoir ?

 

ubiquité,femme,orange,espoir,pensees


Fleur orange - Normandie




21.01.2012

Comme un parfum d'orange et de magie.

Je reviens de trois jours avec la chère équipe, trois jours lyonnais comme je les aime, les jours et les Lyonnais.

 

Le départ avait été difficile, la fatigue présente et à venir, mon absence de la maison à laquelle s'ajoute celle de ma Petite Fantastic pour le week-end, et aussi parce que depuis septembre j'avais oublié.

J'avais oublié comme c'est bon d'être avec eux, d'entendre vraiment leurs rires sans le filtre parfois saturé de la connexion orange. De sentir leurs folles énergies et de renouer les complicités.

 

La distance a ses conséquences que la raison seule ne peut contenter, parce qu'il fait bon parfois de respirer le même air et de vibrer au même rythme et que le très intéressant télétravail n'empêche pas le très appréciable télatravail. Qu'il soit télé ou t'es là, il y a eu du travail, de la réflexion, de  la projection, de l'animation à venir, du travail mais pas que. Il y a eu aussi une soirée avec l'équipe presque au grand complet.

 

Et cette soirée a été toute animée de magie, et quelle magie, de l'époustouflant, du bluffant, des Oh et des Ah voire même des ahahah amusés, yeux écarquillés et autres Put..n, mais on ne dit pas Put..n, on dit Magicien dixit le Magicien lui-même ! On dit même Pierre Manu créateur d'impossibles.  Je n'en dirai pas plus parce qu'il faut le voir ou plutôt être spectateur et ne rien voir pour apprécier pleinement son art et repartir la tête pleine de questions quant aux impossibles rendus possibles le temps d'un battement d'aile de papillon.

 

En parlant de papillons, vendredi j'ai rencontré Marie Garnier, auteure du Nid des papillons, qui a la gentillesse de m'inviter à une projection d'Intouchables suivie d'un débat dans un lycée professionel de Lyon, ça c'est le déplacement lyonnais du mois de février qui s'annonce. Une jolie rencontre donc avec Marie, ou comment mettre une voix et de la vie sur un visage, connu figé sur Facebook. Une belle rencontre, un good-feeling immédiat ! Je me surprends à être intarrissable au sujet de ce film, il faut dire qu'il m'a touchée à plus d'un titre, du défilé des auxiliaires à la solitude, en passant par les cases dépendance, différence, probables sujets du débat. Il m'a touchée aussi par sa trame de fond au parfum d'orange et de magie et même si là ne sera pas le coeur du débat, ici le coeur bat et c'est bon.

 

Je terminerai cette note saturnienne par un voeu mais chuuut vous savez bien que les voeux se font en silence, le mien je le confie au mistral qui souffle en diagonale ce soir.

 

A vos voeux, prêts ? Voulez !

 

 

09.01.2012

Plus haut

http://www.deezer.com/music/track/316112

22 minutes de pur bonheur ...

Il y a des soirs ... il faudrait pouvoir s'envoler, plus haut !

02.01.2012

12 Voeux de minuit

1 : Pour l'Union qui fait la force de ma famille
2 : Pour un nouveau pas de deux
3 : Au nom du père, des filles et du lien qui les unit
4 : Pour la santé et le bien-être de mes quatre trésors
5 : Pour une cinquième année riche et positive avec la chère équipe
6 : je n'ai rien trouvé avec six !! à vos propositions :))
7 : Pour que chaque jour de chaque semaine ait son lot de petits bonheurs
8 : Pour le recommencement
9 : Pour aller vers du neuf !
10 : Un voeux aux mains jointes, prière silencieuse.
11 : Pour qu'au terme de cette onzième année du 21 ° siècle les amitiés nouées traversent les années.
12 : Pour qu'au douzième coup cet idéal se transforme en réalité et pas en citrouille !!

Je me fais l'effet d'être le lapin d'Alice au pays des merveilles, en retard, en retard je vais être en retard !!
du coup je ne voulais plus publier cette note mais en fait ça me permet de tester les nouveaux outils de la plate-forme de blogs alors je fais d'une note douze coups ;)

28.12.2011

De vagues en vol.



Vague à l'âme, surfer entre petits pics et faux débats, vraiment ballottée au gré des faits, oscillations lentes entre moi, émoi et d'autres. Aller de l'avant, après le mal au coeur, à pied sur la terre ferme, ouverte pourtant, oublier les bleus, se souvenir de soi toujours. Plus jamais la même, le savoir, ignorer demain, un pied après l'autre, ne pas reculer, oser, lasse, si lasse parfois. Souvent puiser à la source la sève vitale, envie de hurler, ne rien faire, ne plus penser, juste pouvoir s'arrêter. Stop. Coquille. Le jour se lève. Nouveau demain, l'hier n'est plus. Paysages mouvants, visages immobiles qui défilent. Qui ? Priorités certaines, à priori au pilori, l'esprit chavire, va et revient. Vague à l'âme.

Envol, prendre au vent la hauteur, sécher les yeux, l'âme en cerf-volant, coeur d'Icare en devenir, plus haut, encore plus haut. Souvenir de chaleur, promesse. Chamade, bousculade, garder l'équilibre. Liberté imposée à offrir. Cadeau surprise. Se prendre aux mots en volées, cambriolages et cabrioles, esquiver, faire mouche, touchée, coule la cire des ailes, plumes alertes, griffonnes, brouillons à mon plan de vol. Envol.

Au vent libre jamais ne recule.
Mouvance infinie.
Vie.

22:47 Publié dans Second degré | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vague à l'âme, vol, envol | | |  Facebook | |

21.12.2011

Pour un Noël tout doux



Les vacances avancent à petits pas, nous avons habillé la maison de son habit de fête, débauche de lumières et de paillettes, cette année sans aucune modération, pour mettre de la magie à leurs enfances.

La table, repeinte, les chaises enfin changées, je poursuis la métamorphose de la maison, de mon intérieur, pour que ce qui se passe dedans se reflète à l'extérieur ! C'est donc douceur et sourire malicieux qui se transforme en "j'ai osé repeindre la table de mamie" et peut-être même "j'ai inversé le salon et la salle à manger" mais là j'hésite un peu ça fait quand même déplacer de gros meubles, faudrait pas que ça ne soit qu'une lubie passagère ... peut-être qu'avec une baguette magique ? Mon Dieu les filles ont regardé Peau d'âne !! Catherine Deneuve devait avoir tout juste 18 ans !! Truffes au chocolat. Aujourd'hui nous découperons des flocons pour les grandes baies de la véranda. Et demain un bowling.

Hier il y avait raclette avec 5 amies de ma grande Fantastic, une tablée de 11 filles avec mes plus jeunes Fantastics, avec un grand débat quant au choix du film qu'elles allaient regarder, longue nuit qui s'effiloche pour s'endormir à quatre heures du mat après avoir refait le monde, ce matin les petits yeux à la table du petit déj avant, pour certaines, d'aller passer "le code" le passeport pour leur liberté qui approche, elle, à grands pas, la fin de la terminale dans quelques mois, les écouter évoquer leurs études à venir, Lyon, Paris, Bordeaux ... et mon coeur de maman à la fois fier et ... fier ...

Pour le repas de noël nous ferons des crêpes et nous nous déguiserons, un noël toutes les cinq, peut-être un noël blanc, qui sait, nous avons eu quelques flocons en début de semaine !

Quelques jours pailletés, pour manger des noisettes et du chocolat, je voulais partager ces quelques éclats de joie avec vous, vous qui êtes là à tous les moments, ceux-là et les autres aussi, et puis aussi vous dire, merci !

cirk-mosphere-4232.JPG


Un marche de Noël en Provence : http://belle-epine-photographie.over-blog.com/article-cir...

12:20 Publié dans Enfantissime | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : noël, doux, enfance, magie | | |  Facebook | |

05.12.2011

Midi trente

Une note rapide comme un déjeuner sur le pouce, pour vous dire que ça fait deux dimanches d'affilé que je vadrouille, même si je le paye à coup de fatigue, dimanche dernier à la mer, une envie, un défi, un pied de nez au mois de novembre, un hommage à un Grand Homme qui avait la volonté farouche de croquer la vie et hier un marché de Noël avec ma grande Fantastic qui devait faire des photos et qui, après deux heures, me dit mais comment tu fais pour connaître autant de monde, mdr, c'est vrai que j'ai croisé plein d'amis et que je repars avec quelques projets de déjeuners pas sur le pouce, allez zou là je file j'ai rendez-vous avec les courses, je vous colle en prime ma nouvelle photo de profil pour que vous puissiez constater de visu que Le sourire est bel et bien là. Depuis je suis allée chez le coiffeur ce qui fait qu'une nouvelle note mi-coupe mi-philo vous guette, nous voilà en décembre, c'est le printemps en Provence, je vous envoie un peu de soleil et ... à très vite of course, what else ;)

marie la ciotat 2011.jpg





12:51 Publié dans Ma vie en direct live | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : temps | | |  Facebook | |

16.11.2011

Les Intouchables



C'est l'automne, ce qui tombe du ciel ne s'appelle plus de la pluie, des torrents d'eau, le déluge !
C'est samedi, le jour des courses, de l'état stone de mes fins de semaines.
C'est le jour où nous allons voir "Intouchables" coûte que coûte, envers et contre tout !

Cochon qui s'en dédie, ça fait des semaines que j'empile les semaines, et là j'ai envie ! Envie du grand écran, des réactions des autres spectateurs, envie qu'on me raconte une histoire avec de la musique, des émotions, des étonnements et des éclats de rire !

Et puis voilà, on a bravé les trombes, déniché une place loin dans un parking, remonté le fauteuil, couru sur les pavés glissants, rigolé toutes les quatre des ruisseaux qui nous coulent dans le dos ! Il y a Catherine, Maxine, Eva ... et moi ! Plus de deux ans que je ne suis pas allée au cinéma, la dernière fois c'était Inception c'est vous dire. Fête dans mon coeur comme l'aurait dit Fiona. Grande fête dans mon coeur.

Nous voilà installées. Mal installées, un monsieur ne veut pas se décaler d'une place dans la rangée qui jouxte le seul emplacement pouvant accueillir un fauteuil, Catherine prend Eva sur ses genoux, je reste sur mon fauteuil, Maxine s'assoit ... par terre ...

Le film commence. Et là ...

Me voilà attrapée, une heure cinquante de sourires, rires, froncements de sourcils, éclats de rire (mon dieu ce que ça fait du bien !), yeux tout brillants qui débordent, que voulez-vous suis fleur bleue et branchée relations épistolaires epissépatoujespère ... le monsieur mal embouché a fini par laisser sa place à Maxine qui de temps en temps se retourne pour me regarder, rire ensemble, pleurer ensemble, d'un seul regard tout se dire.

Le film se termine, et là ben ... je craque. Une crise de larmes, c'est le trop plein d'émotions M'sieurs Dames, la lumière est revenue et les autres spectateurs commencent à partir, suis la seule roulante dans la salle alors forcément on me regarde un peu, je vois des sourires. Je chasse les larmes par un fou-rire ce film le vaut bien ! Nous rentrons joyeuses, chacune y va de la réplique retenue, qui deviendra culte sans aucun doute, de son analyse, de son ressenti, et moi telle une madeleine qui serait de Proust, je pleure autant que le ciel, je ris mais je pleure, j'ai du oublier quelque chose au cinéma, mais oui ! mon armure, j'ai oublié mon armure, celle que j'ai du endosser de force quand le départ du soldat Bernard a signé mon incorporation d'office dans les soldats de la VSA (vie solitaire autonome). Vous savez l'armée de libération des dépendants ! Je suis toute nue là dans cette voiture qui file vers la maison, vers Mes accompagnants, ceux qui m'entourent, ceux qui font qu'on se retrouve avec des moustaches et du poil aux pattes, ou pas. A vif.

Alors "Intouchables"qu'est-ce que c'est ? Un succès commercial ? ça oui, tant mieux pour eux ! Un phénomène ? Certainement, on vit un temps de plébiscite, aujourd'hui si on "j'aime" on ne le dit pas seulement à sa voisine ou à sa soeur, on le dit aussi au beau-frère de la tante de la voisine de ma factrice alors forcément ça prend des proportions dignes de nos 7 milliards de têtes de bois, de noeuds, de linottes et de penseurs qui pensent et qui le disent !

Mais, avant toute autre chose, Intouchables c'est une comédie, vous savez la comédie, Molière, le théâtre, le portrait brossé à la patte Guignol ? Mais si vous savez bien ... les comédies, L'avare, Tartuffe, Don Juan ? Non vraiment vous ne voyez pas ? Vous savez une comédie, un film qui est fait pour faire rire, de tout ... Des fois ça fonctionne, bien sûr pour cela il y a quelques ingrédients à respecter. Des personnages tout d'abord, hauts en caractères, surtout pas de demi-mesure, le méchant se doit d'être bête à manger du foin, le gentil beau, drôle et intelligent ! L'intrigue. Elle se doit d'être actuelle, presque plausible, que le spectateur puisse à loisir s'identifier ou se moquer. Saupoudrez le tout avec des dialogues à dérider un british guard, un registre musical du rire au drame en passant par un quart d'heure de dancefloor qui remplace le quart d'heure d'alcôve des films romantiques et le tour est joué ! Enfin, des fois le tour est joué.

Intouchables est donc une comédie. Et j'ai ri comme je n'avais pas ri depuis trop longtemps.

C'est aussi une histoire, l'histoire de deux hommes, l'histoire d'une rencontre, d'une amitié. C'est une histoire vraie, alors autant que faire ce peu les réalisateurs ont essayé de coller à l'histoire. C'est l'histoire d'un aristo Philippe joué par Cluzet, devenu tétraplégique à la suite d'un accident de parapente. hein quoi ?? aristo / tétra ?? Il y a gourance là non ? Heu ben non pardon de nous excuser mais "le vrai" il est vraiment riche & vraiment tétra, et non ça n'arrive pas qu'aux pauvres, ben dis donc on dirait que la France découvre que le handicap touche toutes les catégories socio-professionnelles (one point), pour éclairer un peu plus il y a aussi ceux qui ont eu "la chance" de "se faire handicaper" par un tiers bien assuré et qui vivent mieux que les titulaires de l'AAH qui vivent, eux, en dessous du seuil de pauvreté mais ça tout le monde le sait. Non ? (two points alors)

Cet aristo recrute des auxiliaires de vie et comme il en a les moyens il fait de l'emploi direct (qu'il n'oubliera pas de défiscaliser of course), ça lui évite de devoir se farcir des auxiliaires qualifiées surtout sur le papier glacé des brochures des prestataires de services à la personne, ben dis donc on n'a pas eu droit à ce chapitre ? Ben non dans l'histoire "du vrai" ça n'y était pas ou alors ça sera pour le 2 :) (Eric, Olivier si vous voulez je peux vous raconter quelques épisodes truculents) et comme le tétra est joueur il engage un jeune de banlieue (mince en écrivant ça j'ai l'impression d'écrire un truc du genre "une blonde" ou "un handicapé") que voulez-vous après le parapente, l'auxiliaire de banlieue, on ne se refait pas, on vit dangereusement ou on ne vit pas, faut choisir, Philippe lui a choisi Driss, joué par Omar Sy.

Et Intouchables raconte leur histoire, pas celle de ma voisine Chantal, pas celle du Pape aux escargots, pas celle de Phillippe Streiff, de Louis Van Proosdij ou de Pierre Bardina (Mon Pierrot si tu nous regardes ;) ) mais bel et bien l'histoire de Philippe Pozzo di Borgo et d'Abdel, c'est tout.

Ce n'est pas un film militant, ce n'est pas un essai, ce n'est pas un documentaire sur "comment vivre sa tétraplégie quand on est riche et malheureux". C'est une histoire avec des morceaux de vie dedans. C'est une histoire qui décrit des choix à faire, des décisions à prendre, agir ou subir et les choix, décisions et conséquences pour ces deux là.

Si vous me suivez toujours bien vous pourriez conclure avec moi que ce film ne changera pas le regard de la société sur le handicap.
Parce que ce n'était pas sa vocation.

Et vous pourriez aussi faire le choix d'en conclure que le film, ou plutôt l'histoire racontée dans ce film nous montre que dans la vie si on n'a pas le choix de ce qui nous arrive, on a toujours le choix ultime de nos comportements, de nos "comment vais-je choisir de vivre" et pour ceux qui sont dépendants "avec qui vais-je choisir de vivre". Mais là alors on ne parle pas de handicap ? Non, pas uniquement, pourriez-vous en conclure tout larges d'esprit que vous êtes.

De la scène des moustaches.

A mon sens la scène la plus risquée du film. La plus violente aussi. Je situe pour ceux qui ne l'ont pas vue (si si il y en a encore quelques-uns).
C'est une des dernières scènes du film, Philippe vient de toucher le fond accompagné par des auxiliaires capables du pire (et ceux-là existent vraiment je peux témoigner), il retrouve donc Driss qui va le requinquer, le toiletter, le raser. Il va à ce moment là laisser à Philippe une moustache qui prendra tout à tour la forme de celle de Dali pour finir sur une moustache à la Hitler, le personnage de Driss se marre, Philippe nettement moins.

Pourquoi cette scène ? La salle est hilare, elle passe à côté de La scène.

Je donne mon avis. Philippe à ce moment du film est au fond du trou, fini la grande gueule, fini l'humour qui sauve, épuisé le "je pense donc je suis". Cette scène à mon sens symbolise a elle toute seule la vulnérabilité, l'extrême dépendance, le "tu es ce que les autres voudront bien faire de toi", tu es Hitler si je le décide. Les moustaches à la Dali auraient pu réveiller son humour, non, il aura fallu aller bien plus loin encore pour que Philippe réagisse, tu es Hitler si je le décide. Philippe a eu de la chance, c'était Driss qui le rasait. Il a enlevé la moustache quand Philippe lui a dit "ça suffit maintenant". Quand Philippe lui a dit "Je sais qui je suis" et qu'il s'est réapproprié.
C'est LA scène militante.
Parce qu'un jour, par accident, par vieillesse, on est dépendant, et entre les mains d'un barbier.
Et parce que nous sommes nous aussi, parfois, des barbiers.

Qui choisissons-nous d'être ? Avec qui choisissons-nous d'être ? Sommes-nous nous ou ce que les autres choisissent de faire de nous ?

ça suffit maintenant. Soyez. Soyez Intouchables.

Et toutes mes pensées en écrivant cette dernière phrase sont pour une personne qui sait qui elle est, un battant de la dernière seconde, un qui, même couché, a la tête haute. Un Intouchable, un vrai, avec des vrais morceaux dedans comme il dit.

21:04 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : intouchables, omar sy, françois cluzet, pascal foucher | | |  Facebook | |

12.11.2011

Not less

Vinaigre balsamique
Chocolat en poudre
Beurre salé
Levure de boulanger
Trois soucoupes rondes et ... mon esprit s'échappe, c'est la fatigue ou la liberté, l'ennui ou l'envie de rire, d'écrire, de vivre, en d'autres langues why not !

I bet to write a poem in english and my words will dance in your ears, only rythm of life can make a symphony


Not less

Sometimes I dream, and it's like flying.
Higher than my mind can ever climb.
Dreams are the sun and the water
Wich make me stronger.
No more pain and no more sadness,
All is allowed here and forever, not less.

Remember you're a dreamer.

Dreamers can make mountains meet
Dreamers are not sheep,
Dreamers are not only dreamers,
They are genius Creators, not less.

Open your minds to freedom and madness,
And
Let's take a flight with me, not less.

22:25 Publié dans In English if I want | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : not less, marie, decker, dreamers | | |  Facebook | |

17.10.2011

Pleine solitude

Une envie d'écrire comme on déciderait soudain d'enlever la vieille souche au milieu de la pelouse.

Pelouse qui n'en a plus que le nom, la sécheresse a eu raison d'elle, la terre aride craquelle sous le chiendent et les épines du grand pin.
Le jardin est pétrifié, poussiéreux d'été, feuilles mortes en charpie rousse, roses séchées en bouton.

Et la terre pourrait boire un fleuve.
Elle attend, espère, aspire, voulant voir promesse de pluie dans le moindre nuage, cherchant le bon sens au vent et aux alouettes.

Puis comme une évidence que l'eau ne viendra pas du ciel.
Dedans, dessous, là, puiser la source aux racines, rentrer les plantes, tirer les rideaux, quelques vieilles branches pour une flambée. L'été est passé, la soif est restée.

Alors, mesurer les réserves et décider d'attendre, le père Noël ou la Saint Glinglin, les hirondelles qui ne font plus le printemps et que les chiens cessent d'aboyer ma lourde caravane.

Seule.

Boire cette étrange liqueur. Jusqu'à en être saoule. Occuper tout l'espace. Endosser tour, à tour, tous les rôles. Crier, chanter, pleurer, dormir et rire, ivre de trop de rien, être partout et à personne. Seule.

La solitude comme une essence. Rare, précieuse, puissante et belle.
Du bout des lèvres la chuchoter, l'écrire du bout des doigts. Et se laisser bercer dans son étrange silence, chercher la sève sous l'écorce, à s'en arracher les ongles pour ne pas oublier d'être vivant. Se tarir le coeur pour qu'il se taise enfin, puis, le baigner dans ce baume brûlant pour qu'il ne soit plus qu'un. Ça vous lave les yeux M'sieurs Dames, ça vous décape la cervelle pour pas cher, sans danger sur toute surface, c'est à l'intérieur que ça décrasse. Hoqueter les restes de vieux poisons, passer les circuits à l'acide clair des envies nouvelles, seule.
Pleinement seule.
Ecrire.

23:08 Publié dans M'analyse moi | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : divorce, famille, solitude, pleine | | |  Facebook | |

09.10.2011

Octobre, le mois rose

Une note toute en douceur ce dimanche, quand le temps prend ses aises et que le boeuf bourguignon mijote tranquillement.

Il est bientôt deux heures ? Qu'importe, les petits estomacs attendent en bouquinant. Les grandes sont en vadrouille avec les amoureux.

Un moment tranquille pour vous donner des bonnes nouvelles, il en faut de temps en temps !

Je viens de terminer tout un bilan de santé très féminin. La sciatique qui me cisaille depuis de trop longues années me pousse à élargir le champ de mes investigations. Google n'est pas mon ami en terme de connaissances médicales et je fuis comme la peste et le choléra réunis les doctissim'trucs et autres définitions wikipédiesques plus pathologiques que scientifiques mais il y a quelques semaines, quand à 3 heures du mat la douleur vicieuse narguait ma fatigue et mon sommeil, j'ai tapé quelques mots clés. Causes possibles de sciatique. Et je me suis attachée à ne lire que des documents semblant émaner du milieu médical, compte-rendu de recherche, de consultations spécialisées, thèses, articles publiés dans des revues médicales.

Les causes possibles sont multiples bien sûr il fallait s'y attendre, et la cause "hernie discale" bien que prépondérante ne doit pas être la seule envisagée. Ben tiens donc ça m'intéresse ...

Il y a des causes viscérales et aussi des causes vasculaires entre autres. Dans les causes viscérales pour les femmes bien évidemment des causes "gynéco". Comme je devais de toutes façons faire un bilan c'était le moment, d'autant que cette douleur qui me transperce, me transperce, qui du dos ou du ventre comme de l'oeuf ou de la poule, génère cette sciatalgie chronique & évolutive, se rapprochant aujourd'hui dangereusement de la paralysie du pied ?

Rendez-vous pris et fait. Les premiers résultats sont arrivés fin septembre un soir de retour de Lyon, vers 21h00 croyant ouvrir la facture du labo, arghh tiens ce sont les résultats ... pas bons.

Pas bons, entendez par là résultats pas clairs, pas "sans rien" donc avec quelque chose, un truc anormal, des cellules suspectes, qui demandent des analyses plus poussées, d'ailleurs elles sont en cours : dépistage HPV, entendez par là (merci google) papilloma virus, donc possible cancer du col ... oups ...

Il a donc fallu attendre, attendre, attendre ... avant de recevoir une lettre qui disait il n'y a aucun des virus dépistés ... ouuuuuufffffff, à contrôler dans 3 mois ...

Yaouchhhhhhhhh, oui me suis un peu flippée. Ce vendredi c'était écho et mammo, en plein mois rose, suis très contente de pouvoir dire je n'ai rien aux seins !!

Mais ça ne me dit pas pour autant ce qui justifie les résultats bizarres du frottis, les ganglions très palpables à plusieurs endroits de mon p'tit corps malmené. Et surtout pas pourquoi cette sciatalgie infernale qui me bouffe sommeil, énergie, moral. Quand mon médecin m'a prise de haut, et ce n'est pas difficile vu l'assise de ma verticalité, en m'assénant un "de toutes façon ça n'a rien à voir" je me suis dit que le temps des grands changements était revenu. Changement N°1 changer de médecin traitant, ça fait des années que je repousse cette possibilité, j'ai cette fois la goutte qui fait déborder le vase déjà trop plein de mes doléances. Et j'ai trouvé un médecin qui accepte de prendre en charge mon dossier, parce qu'il m'apprécie et qu'il comprend "l'encroûtement dû aux années", alléluia !!

Bon aujourd'hui c'est "bonnes nouvelles"

La semaine prochaine c'est dès demain EDF parce que j'ai reçu une monstrueuse facture qui me donne des sueurs froides et des angoisses, jeudi "pas d'avant-première à Paris" pour cause de ... sciatique et vendredi écho-doppler pour cause de ... sciatique. Mais ça c'est la semaine prochaine hein ...


Je ne parle pas de certaines nouvelles parce que ça ça dépasse de très loin le qualificatif de "bonne nouvelle", ça de la suprabonne nouvelle :)))

16:08 Publié dans Citoyenneté – Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : octobre, mois, rose, cancer, sein, dépistage | | |  Facebook | |