13.06.2007
Ce soir j'ai le blues
Il y des soirs comme ça, des regrets ou des remords de vouloir vivre plus fort.
Emportée par la vie c'est elle qui vous tente et vous claque.
Le doute.
La trentaine épanouie ? La liberté ? La vie ?
Et puis demain faire comme si.
C'est plus facile.
Il y a des soirs comme ça. On sait que ça ne dure pas, que demain viendra avec son lot de rire, peut-être.
Vouloir être.
Moins vivre pour ne pas voir, ne pas savoir ce qu'on n'aura pas fait, apprendre le contentement, être sage.
Accepter le non, parfois, accepter, faire avec.
02:00 Publié dans Témoignage | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : doute






















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Commentaires
Je te donne ce texte tel que je l'ai écrit voici maintenant quelques années :
Il y a des soirs comme ce soir
Ou on a l'impression de tout rater.
Il y a des soirs comme ce soir
Ou on a l'impression de ne pas aimer.
Il y a des soirs comme ce soir
Ou rien de ce qui vous entoure
Ne semble avoir pour moi les couleurs de l'amour.
Il y a des nuits comme cette nuit
Ou il est bon d'être isolé.
Il y a des nuits comme cette nuit
Ou il est bon de pouvoir enfin pleurer.
Il y a des heures comme cette heure
Ou je voudrai tant dans mes bras vous serrer.
Il y a des heures comme cette heure
Ou je voudrai tant pouvoir vous couvrir de baisers.
Il y a des heures comme cette heure
Ou heureusement vous dormez.
Il y a des heures comme cette heure
Ou mes enfants vous ignorez
Que je suis là dans mon fauteuil
A écrire pour qu'un jour vous sachiez
Le mal fou qui parfois m'empêche
De vous dire combien dans mon coeur,
Vous seuls pouvez compter.
Ecrit par : Béatrice | 13.06.2007
Merci Béa, ça se confirme, il y a comme une symétrie entre nous, je t'embrasse tendrement.
Ecrit par : justmarieD | 13.06.2007
Marie, comment ne pas être insensible à la beauté de tous ces mots, bravo Béatrice, tes mots sont magnifiques,
parce que moi aussi parfois j'ai des coups de blues, du coup à mon tour, j'ai pensé vous livrer ci-après un texte enfoui au fond d'un tiroir, et écrit il y a deux ans :
J'en ai noirci des pages et des pages
pour noyer mon chagrin
pour évacuer ma peine
comme un ours en cage
en vain
je voulais hurler ma haine,
J'en ai mouillé des pages et des draps
à pleurer mon désarroi
la nuit veillait sur moi
et me tenait en éveil,
j'ai perdu le sommeil
depuis que ta maladie est là,
j'en ai voulu après tout le monde,
les médecins, les biens portants, les proches
et ceux qui le sont moins,
ceux qui disent comprendre
mais qui ne comprennent pas,
ceux qui s'apitoient
et ceux qui ne nous voient pas,
cela fait dix ans,
rien a changé,
tu as grandis,
et j'ai vieilli,
je noircis toujours autant de pages,
je ne dors pas davantage,
je pleure parfois la nuit,
le chagrin est toujours là
la peine aussi,
la colère encore davantage,
même si je sais être sage,
mon amour pour toi est encore plus fort
si l'avenir est gris
si l'horizon n'est pas bon,
je noircirai toujours des pages et des pages
je pleurerai encore
mais je t'aimerai toujours davantage...
Ecrit par : laurence | 13.06.2007
@ Laurence : encore un magnifique texte que voilà, des mots et des maux... écrire, encore écrire, toujours écrire...
@ Marie : plus le temps avance et plus j'en suis convaincue... à quand le visuel ? surement plus tôt qu'on ne le pense... enfin j'espère.
Ecrit par : Béatrice | 14.06.2007
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