05.11.2007
Sexualité et handicap, un article à lire
Pas de note ce soir mais une invitation à lire cet article de Monsieur André Dupras qui me semble intéressant. Il est un peu long mais sa lecture amène le lecteur à s'interroger sur l'image que certains sont tentés d'avoir de la personne handicapée. Il y est question de sacralisation, d'angélisation puis de façon naturellement liée d'assexualité. Les attitudes décrites ne sont pas sans me rappeler certaines situations vécues mais je ne sais pas encore si j'adhère à l'analyse comportementale qui en est faite.
Je pense que cet article est intéréssant tant pour les personnes handicapées elles-même pour comprendre que parfois les barrières viennent de l'extérieur, pour toute personne qui souhaite avoir une relation consciente avec une personne handicapée et pour les parents d'enfants handicapés.
Résumé : Ce texte présente une analyse des représentations sociales de la sexualité de la personne handicapée physique. Des témoignages puisés dans des biographies ou des films permettent de constater que la société demande aux personnes handicapées de s'identifier à une image angélique et lui promet le bonheur en échange. Elle exige le sacrifice de leur sexualité pour leur faire adopter la figure d'êtres asexués qui symbolisent la pureté et la lutte contre le mal. Des personnes handicapées refusent l'état angélique qui les avilit ; elles s'opposent à un monde qui les exclut dans leur identité sexuelle ; elles revendiquent le droit à une vie sexuelle épanouissante. Ces considérations ouvrent des perspectives susceptibles de renouveler la pratique sociale auprès des personnes handicapées.
Lien : http://www.erudit.org/revue/nps/2000/v13/n1/000012ar.html
(source : Erudit, Nouvelles pratiques sociales)
Je souhaite pouvoir échanger quelques réflexions avec vous à ce sujet, sans tabou si possible pour vous ... allez un petit effort !
Bon allez, on n'est pas des anges et c'est tant mieux, sinon je n'aurais pas 4 angelots à la maison et alors qu'est-ce qu'on ferait le soir venu à l'heure de raconter des belles histoires ?
Qui a dit on chanterait une petite turlute ?
rrrrrrrrrrrrroooooooooooo !!
A relire : Du corps corvéable à l'âme aimable
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Commentaires
Mais sa jambe en moins ne m'a jamais semblé un handicap suffisant pour nous bloquer de ce coté là.
Handicap suffisant car même pour moi, je pense qu'il y a des infirmités qui sont peut-être plus longues à apprivoiser, à dépasser.
Cependant j'ai bien conscience que je suis allée sans problème bien plus loin dans l'acceptation du handicap que d'autres.
La découverte du monde des amputés sur le web m'a ouvert la porte du monde des devotees: des personnes fétichistes des personnes amputées qui ne considèrent bien souvent plus la personne amputé que par son handicap lui refusant là aussi toute respect pour la personne sexuée.
Écrit par : cleanettte | 05.11.2007
Répondre à ce commentaireSi il y a bien un sujet de liberté c'est bien la sexualité. Un sujet où chacun doit dépasser son image et l'image de l'autre alors, une jambe, un bras en moins finalement peu importe à partir du moment où les deux l'acceptent. Maintenant je pense moi aussi que parfois il faut du temps, ce temps d'aacceptation du changement mais ça peut-être aussi l'occasion d'une redécouverte non ?
J'ai parcouru hier bon nombre de forums de personnes handicapées et force est de constater que les couples résistent rarement à l'arrivée du handicap mais peut-être n'auraient-ils pas tenu sans handicap non plus ... et bien souvent la personne handicapée elle-même n'a pas acceptée sa nouvelle situation et elle voudrait que son conjoint l'accepte en premier. C'est sûr ça peut aider mais peut-on croire à un "tu es belle" si on en est pas conscient au plus profond de soi ? Non, au contraire la réaction peut être à l'opposé et conduire la personne handicapée à mettre en doute la parole de son conjoint, suivra la perte de confiance en l'autre etc etc ...
J'ai découvert ce monde de devotees, une nouvelle fois tout ce qui peut permettre de considérer la personne handicapée comme non égale à soi-même sera utilisé par les personnes dites valides pour supporter l'image de finitude envoyée par les personnes handicapées, sur-homme, sous-homme, créature à mi-chemin entre l'homme et l'animal mais pas juste homme ..... ou FEMME.
Bonne journée Cleanettte
Écrit par : justmarieD | 05.11.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : marcus | 05.11.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : justmarieD | 05.11.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : justmarieD | 05.11.2007
Répondre à ce commentaireMais chacun, physiquement valide ou non, en est-il convaincu???
S'accepter pour savoir accepter l'autre...
Et accepter son regard...
Et par delà, accepter son amour...
Pas toujours facile...
Et pas simple pour nous les "valides" de savoir rester à l'écoute des envies et des besoins de chacun...
Aimer l'autre dans TOUT ce qu'il est... ou qu'il n'est pas...
Écrit par : Danny | 05.11.2007
Répondre à ce commentaireEt concernant les personnes handicapées mentales, c'est encore plus simple : elles n'ont pas de sexualité, et très vite rentrent dans la catégorie "obsédés sexuels" ou "vicieux" . J'ai vu un joli film il y a quelques temps sur un jeune IMC (je crois) qui voulait avoir des relations sexuelles avec des prostituées, mais se posait le problème du fauteuil roulant, de l'acceptation par son "centre" de cette volonté d'être considéré comme un être humain, de la façon dont il était considéré, ect.
Le tout de façon très nette, très tendre, et drolatique.
Écrit par : valérie | 05.11.2007
Répondre à ce commentairePat.
Écrit par : Patlesarthois | 05.11.2007
Répondre à ce commentaireMalgré tout les deux faits sont avérés : certaines personnes accordent trés facilement aux personnes handicapées des traits de caractères tel le courage, la bonté, la générosité et bien d'autres encore et deuxièmement la sexualité des personnes handicapées est un sujet tabou, négligé, nié et de nombreuses personnes handicapées en souffrent en silence. Alors il n'y a peut-être pas de lien de cause à effets mais effets il y a. Alors comment expliquer ce silence autour de la sexualité ?
Écrit par : justmarieD | 05.11.2007
Répondre à ce commentairePat .
Écrit par : Patlesarthois | 05.11.2007
Répondre à ce commentairePat.
Écrit par : Patlesarthois | 05.11.2007
Répondre à ce commentaireSans rire à Tours une des conférences portait sur le thème de la sexualité, j'ai discuté avec un homme d'une quarantaine d'années qui avait eu je pense un AVC, il communiquait à l'aide d'un tableau sur lequel il pointait syllabes aprés syllabes : il m'a dit "la sexualité il faut en parler parce que c'est une grande frustration et une grande souffrance" et il y avait quelque chose dans son regard qui ressemblait fort à de la désespérance. Alors oui il faut en parler et surtout ... le faire :))
Écrit par : justmarieD | 05.11.2007
Répondre à ce commentairePat.
Écrit par : Patlesarthois | 05.11.2007
Répondre à ce commentairePat.
Écrit par : Patlesarthois | 05.11.2007
Répondre à ce commentaireoui parfois l'univers des valides peut être paraitre bien pâle!
Écrit par : Brigitte | 05.11.2007
Répondre à ce commentairePat.
Écrit par : Patlesarthois | 05.11.2007
Répondre à ce commentaireOh oh de la vigueur sexuelle comme c'est joliment dit ! et je pense trés vrai, je me rappelle une anecdote avec toi : la première rencontre à Paris avec Pierre B (Pierre si tu nous regardes ...) je l'avais interpelé et il nous avait alors invitées à un pot sur son stand, soldant l'invitation par un "vous avez un charmant sourire" ce à quoi j'avais répondu "vous aussi" et ta réflexion du moment "ouh là mais ils sont chauds les hommes à roulettes" !! bon il est trop tôt pour les blagues handi à ce sujet mais je pense qu'en fait il y a une liberté face aux choses du corps, des verrous pudeur qui ont sauté depuis longtemps et surtout une conscientisation des besoins de l'autre. Cela dit Pierre B ajoute volontiers en parlant des couples dont un des deux est touché par le handicap : les femmes restent, les hommes s'en vont. En fait avant d'écrire cette note je cherchais des staistiques sur le taux de divorces quand arrive le handicap ... je n'ai pas trouvé ...
Écrit par : justmarieD | 05.11.2007
Répondre à ce commentaireComme nous voilà loin des anges idéaux de notre article.
Comme nous voilà à débattre de façon simple de la sexualité loin des considérations finalement accessoires d'attributs que nous aurions ou non.
Pat la sexualité est effectivement loin d'être un marché juteux (sans vilain jeu de mots, quoique, rrrrrrooooo ben quoi si on peut plus rigoler ...) mais le quotidien des personnes handicapées ne l'est déjà pas, si en plus ils veulent avoir une vie sexuelle ... et épanouie en plus ? et ils le disent ? et ils le font ??? ben c'est pô juste pense le valide frustré !!
Non sans rire j'ai parcouru hier beaucoup de forum et y ai rencontré beaucoup de solitude et de désolation.
Bon quant au sujet de la défécation mentale ... heu ... suis pas qualifiée pour répondre, oui sans doute salir ce qu'on ne comprend pas mais il y a je pense un non sens si on défèque sur ce qui gêne la bienséance : ce n'est pas bienséant ...m'enfin ??
Bon pour l'odeur je sais que tu y es très sensible et ça ne m'étonne pas que tu associes ce sens à l'amour, à la mère, à la vie.
Allez et humez-vous les uns les autres, non vraiment on n'est pas des anges !
Écrit par : justmarieD | 05.11.2007
Répondre à ce commentairePour faire court, à la lecture de cette note, je suis frappé d'une tendance lourde et récurrente qui s'exprime dans la relation de la société et de l'individu au handicap et qui s'invite également dans le débat de la sexualité. Elle figure au paragraphe 31 qui m'a fait "tilter" immédiatement. Je cite :
"Les personnes handicapées sont prisonnières d'un projet social fort complexe et profondément ancré dans l'être humain. Il s'agit d'apprivoiser et de surmonter la fragilité et la finitude humaines. Pour apaiser son obsession d'intégrité et d'unité, l'être humain investit symboliquement des personnes (entre autres, handicapées) d'aspirations angéliques. La tendance à « angéliser » la personne handicapée s'insère dans une hantise de l'infirmité qui renvoie à la vulnérabilité et à la finitude de l'être humain. Par l'infirmité, l'être humain découvre son insuffisance personnelle et son besoin de l'Autre. Face à l'infirmité, il constate qu'il est un être fini."
Je crois, que c'est de cela, en grande partie, que découle tout le reste.
Plus je parcours ton blog et parfois les liens connexes, plus je prends conscience que le seul combat qui vaille, car s'en est un, c'est celui qui tend finalement à banaliser le handicap et donc pourquoi pas au premier chef, effectivement, "à le désacraliser".
En évoquant la sexualité de la personne (handicapée) sur fond d'adagio d'Albinoni non sans nous avoir conditionné préalablement ces derniers jours avec cette histoire de turlutte ;o))) tu frappes très fort.
Alors Marie : ange ou démon ? femme ou diable ? Tu es un peu tout ça à la fois, et "ma foi", c'est très bien comme ça.
PS : Je savais la Provence réputée pour ses fruits. Les fruits de l'amour y sont très réussis aussi à en juger par la photo de cette ravissante petite fille endormie contre le sein de sa maman. Justement ! Voilà encore une image qui confine au sacré. On en sortira pas décidément.
Bisou pas sur le sein, juste sur la joue.
Écrit par : Marcus | 05.11.2007
Répondre à ce commentaireet je ne regrette pas d'avoir attendu, comme quoi le plaisir est dans la tente ...
Voilà tu touches du doigt l'essentiel et ça me fait plaisir : il faut que ça devienne banal, ordinaire, logique, normal en un mot : simple.
Pourquoi tant d'explications complexes, il suffit de comprendre que le handicap ne laisse pas indifférent, il appelle en nous ces notions de fragilité, de finitudes et que prendre conscience de ces notions nous fait devenir différents. Quand on rencontre une personne handicapée celui qui est différent cest celui que nous sommes en train de devenir et le refus du changement entraîne le rejet de la source de ce changement.
Si chacun prenait conscience que tout change à chaque instant nous n'aurions plus peur de l'autre et de ce qu'il peut nous apporter, chaque rencontre serait richesse et partage.
Quand il y aura des enfants handicapés dans les crèches, des enfants handicapés dans les écoles, des étudiants handicapés dans nos universités, des collaborateurs handicapés dans nos entreprises alors le handicap disparaîtra et je deviendrai à tes yeux comme aux yeux de tous une simple femme.
Une mère à l'enfant endormie sur ce sein que vous ne sauriez voir, une simple femme.
Une intrigante qui aura mêlé le temps d'une note sexualité et handicap sur la musique des anges, une simple femme.
Bonne nuit les anges.
Écrit par : justmarieD | 05.11.2007
Répondre à ce commentairePat.
Écrit par : Patlesarthois | 05.11.2007
Répondre à ce commentaireVaste débat dans cette simple phrase : le handicap nous renvoie à notre dépendance à l'autre et réveille en nous le tout petit enfant que nous étions dépendant de cette mère dont nous prenions conscience qu'elle était différente de nous, alors sacraliser la personne handicapée c'est réveiller ce rêve sacré de la mère et les douleurs de la déception qui s'y rattache.
Pat : les personnes handicapées doivent s'assumer, se prendre en main pour toute chose, idem pour le sexe ...
trés imagé ;) bonne nuit Pat ...
Écrit par : justmarieD | 06.11.2007
Répondre à ce commentaireJe dois contester ton dire " Face à l'infirmité, il constate qu'il est un être fini."
Justement c'est l'inverse, l'handicapé pense qu'il n'est pas fini, pas tout à fait terminer corporellement, et il le crie si fort.
Oui pour cette phrase que tu évoques j'ai fais exprès d'écrire sous cette forme de lapsus, se prendre en main pour toutes chose, idem pour le sexe, mais tu m'avais bien saisi, à force de se faire masturber socialement, on perd le goût du plaisir personnel.
Pat.
Écrit par : Patlesarthois | 06.11.2007
Répondre à ce commentairePat...
Écrit par : Patlesarthois | 06.11.2007
Répondre à ce commentaireLa personne handicapée, comme toute autre personne est un être fini, tu vois je pense qu'il faudrait de la part des personnes handicapées elles-mêmes qu'elle arrêtent de se qualifier de différentes.
Dans la nouvelle définition du handicap "Constitue un handicap toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable, ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant." il n'est toujours pas dit où il commence ce handicap, à quel niveau de limitation ou de restriction, alors pour mettre les gens dans des cases il faudrait que les cases aient des contours définis non ?
Écrit par : justmarieD | 06.11.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : justmarieD | 06.11.2007
Répondre à ce commentairePat....
Écrit par : Patlesarthois | 06.11.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Patlesarthois | 06.11.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Patlesarthois | 06.11.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Patlesarthois | 06.11.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : justmarieD | 06.11.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Patlesarthois | 06.11.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Patlesarthois | 06.11.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : justmarieD | 06.11.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Patlesarthois | 06.11.2007
Répondre à ce commentairePour avoir été la petite amie d'un paraplégique, j'ai un regard particulier sur les handicapés d'une part et leur sexualité d'autre part.
je ne reviendrai pas sur l'angélisme supposé des handicapés ce qui est une négation incroyable de ce qui fait un homme ou une femme, la sexualité étant pour moi inhérente au vivant. Mais sur le regard que l'on peut porter sur les handicapés en règle général et sur ce domaine là en particulier.
Je ne te raconterai qu'une seule anecdote.
Alors que je vivais encore avec cet ami cité plus haut, je me promenai dans la rue quand je sentis ce qu'on appelle familièrement une main aux fesses. Je me retournai alors prête à claquer l'impudent quand ma main ne rencontra que le vide, le pêcheur étant un étage plus bas, dans un fauteuil roulant. A sa grande surprise, le fait qu'il soit justement dans un fauteuil ne m'empêcha nullement de l'engueuler copieusement. Il en fut le premier surpris, crois moi, s'étant habitué à des regards gênés, ennuyés et à la culpabilité qu'auraient sans doute ressenti ses victimes à engueuler ainsi un "pauvre" handicapé (oui, c'est connu, l'handicapé est par définition, pauvre").
Voilà, c'était ma longue et pénible contribution au débat.
Pardon pour les fautes s'il en reste.
Écrit par : Dom | 06.11.2007
Répondre à ce commentairePour avoir été la petite amie d'un paraplégique, j'ai un regard particulier sur les handicapés d'une part et leur sexualité d'autre part.
je ne reviendrai pas sur l'angélisme supposé des handicapés ce qui est une négation incroyable de ce qui fait un homme ou une femme, la sexualité étant pour moi inhérente au vivant. Mais sur le regard que l'on peut porter sur les handicapés en règle général et sur ce domaine là en particulier.
Je ne te raconterai qu'une seule anecdote.
Alors que je vivais encore avec cet ami cité plus haut, je me promenai dans la rue quand je sentis ce qu'on appelle familièrement une main aux fesses. Je me retournai alors prête à claquer l'impudent quand ma main ne rencontra que le vide, le pêcheur étant un étage plus bas, dans un fauteuil roulant. A sa grande surprise, le fait qu'il soit justement dans un fauteuil ne m'empêcha nullement de l'engueuler copieusement. Il en fut le premier surpris, crois moi, s'étant habitué à des regards gênés, ennuyés et à la culpabilité qu'auraient sans doute ressenti ses victimes à engueuler ainsi un "pauvre" handicapé (oui, c'est connu, l'handicapé est par définition, pauvre").
Voilà, c'était ma longue et pénible contribution au débat.
Pardon pour les fautes s'il en reste.
Écrit par : Dom | 06.11.2007
Répondre à ce commentaireTu comprends pourquoi je ne bois jamais ?
Écrit par : Dom | 06.11.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : justmarieD | 06.11.2007
Répondre à ce commentaireben voyons.
Écrit par : Dom | 06.11.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : justmarieD | 06.11.2007
Répondre à ce commentairec'est un sujet "brûlant"...
Et des réactions... y en a...
Parfois philosophiques...
Parfois plus "terre à terre"...
Moi qui suis "valide" (je n'aime pas ce mot : il ne veut rien dire puisque nous avons tous une forme de handicap, visible ou non... puisque personne n'est parfait...)
donc, moi qui suis "valide", j'ai bien aimé votre débat...
Avec un peu d'humour, j'en retiendrais ceci :
- vous n'êtes pas des anges...
donc vous n'êtes pas asexués...
- vous n'êtes pas des anges...
mais vous n'êtes pas des démons...
et comme tout un chacun, vous voudriez bien en être
parfois...
Ben oui, quoi...
Vous êtes des femmes et des hommes avec leurs désirs et leurs phantasmes...
Et parfois la réalité rejoint le rêve...
Parfois le rêve est plus grand que la réalité...
De tout coeur, je souhaite à chacun de vous d'avoir dans votre vie celui ou celle qui vous emmènera "dans les étoiles"..
et (pourquoi pas ???) même au delà...
Écrit par : Danny | 06.11.2007
Répondre à ce commentairevous remarquerez tous que je n'ai pas dit "sa chatte" ce qui pourtant aurait pu contribuer grandement à faire "grimper au plafond" mes stats, cette note rassemblant à peu prés tous les meilleurs mots clés :)))
Écrit par : justmarieD | 06.11.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : laurence | 07.11.2007
Répondre à ce commentaireMalgré tout je me console en considérant que, faisant fi de toutes vos savantes considérations, je roule dans la catégorie supérieure, je ne suis pas dans l'angélisme moi, je suis dans l'archangélisme, Saint Patron oblige mais pas seulement...
-Qui t'a fait cela Michel?
-C'est Doc Urolo Saint Boss.
-Oh! le barbare!
-Faut pas lui en vouloir Saint Boss, il n'avait pas le choix.
-Alors tu dois faire avec?
-Non Saint Boss, je dois faire sans...
Je vous embrasse.
Écrit par : Michel | 07.11.2007
Répondre à ce commentaireMais tu sais tu l'étais déjà sans doute avant la vilaine action de doc urolo, tu n'en avais peut-être pas conscience c'est tout.
Bon Michel suis mal placée peut-être mais tu sais que il y a mille et une façon de prouver son amour à sa partenaire et aussi mille et une façon de le recevoir, ce qui te fait deux mille et deux tentatives ... ben allez Michel ho hop hop faut pas traîner hein !
Sans rire Michel, j'entends ta souffrance, faut aussi te laisser un peu de temps et puis accepter et te ré-inventer.
Je t'embrasse et toi embrasse Ta dulcinée.
Écrit par : justmarieD | 07.11.2007
Répondre à ce commentaireQuand les mauvaises nouvelles arrivent, on se dit:"pourquoi moi" et la secousse passée on ajoute si on le peut "et pourquoi pas moi". A partir de là tout devient possible, surtout, et tu en sais quelque chose, quand on ne se bat pas seul.
Un ami bien intentionné m'a dit:"tu devrais allumer un cierge". Alors j'ai essayé mais pour seul résultat je me suis brûlé. C'est bête.
Je t'embrasse Marie.
Écrit par : Michel | 08.11.2007
Répondre à ce commentaireSois fort Michel et ce n'est pas un ordre qui ne viserait qu'à te faire taire : "sois fort et tais-toi", c'est un souhait qui vient du fond du coeur, je te souhaite d'avoir, de voir la force en toi.
Je t'embrasse Michel, pas besoin de feu qui brûle la peau, la chaleur est en nous.
Écrit par : justmarieD | 08.11.2007
Répondre à ce commentaireJe comprends pourquoi la note sur mon blog t'as "interpellé quelque part au niveau du vévu" (MdR!).
J'aurai tant de choses à dire sur le sujet que je ne sais pas si je vais arriver à toutes les dire et de façon claire.
On va donc parler (enfin, je vais parler) de sexualité et de personnes non seulement handicapées, mais simplement différentes (et les handicapés ne sont-ils pas tout simplement seulement différents, pas inférieurs, ni supérieurs, ni angéliques, différents de l'image du corps parfait dont je parle dans ma note).
Si on élargit le débat, la société nie aussi toute sexualité à toutes les personnes autres: les trop vieux, les trops petits (à la limite même les trop grands), les trop gros, les trop malades. Enfin, elle ne le nie pas, elle trouve ça "dégoutant". Et ces personnes là sont considérées comme perverses si elles souhaitent elles aussi avoir une sexualité comme tout le monde.
Je vais parler un peu de mon vécu aussi. D'abord avec mon mari qui a été malade trois annnées avant de mourir l'année dernière. Plusieurs choses à son propos.
D'abord à partir de la première opération qu'a nécessité sa maladie, il avait perdu toute possibilité de sexualité (comme Michel semble-t-il d'après ce que j'ai cru comprendre). Il en a beaucoup souffert. D'autant plus que le médecin ne lui en avait pas du tout parlé avant son opération et semblait prendre ça comme de peu d'importance. Cette négation de sa souffrance morale à ce propos n'a pas dû arranger les choses (il était très pudique à ce sujet et ne souhaitait pas m'en parler, malgré mes avances).
Ensuite, la maladie ayant récidivé, son corps s'est dégradé, surtout à la fin. Malgré ça, j'ai toujours continué à ressentir pour lui la même attirance physique que je ressentais au début de notre union. Même s'il ne pouvait plus rien se passer. Et ça c'était une souffrance pour moi aussi.
Je vais parler ensuite de moi car je fais partie de cette frange de la société à qui on refuse une sexualité normale. Je suis considérée comme "obèse". Ce mot me parait bizarre s'appliquant à moi, mais il parait qu'à partir d'un certain imc (indice de masse corporelle), c'est comme ça que ça s'appelle. Et un (une) obèse qui souhaite avoir une sexualité normale est considéré(e) comme pervers(e). De plus il (elle) ne trouve pas de partenaire. Son corps n'est pas attirant. Il est même dégoutant.
Ou alors on a affaire à des gens qui sont attirés par les gros comme certains sont attirés par les handicapés (ou certains encore par les religieux) c'est à dire en ne voyant plus que ça dans la personne et non la personne elle même.
Pour les personnes âgées aussi la sexualité est niée ou considérée comme "dégoutante".
Bref, on en revient au sujet de ma note qui t'as interpellé: il faut être dans la norme dictée par la société (grand ou au moins moyen, beau, jeune, un corps parfait et sain) pour avoir droit à la sexualité sans que ça paraisse inconvenant ou bizarre.
Écrit par : Umanimo | 12.11.2007
Répondre à ce commentaireJe suis moi-même handicapé, grâce à un accident, lol, d'un bras, d'un oeil, mais surtout d'un coma P4 (le plus important à mes yeux, je crois... ). Cela dit, j'ai toujours l'usage et l'aggrément de mon "service trois pièces".
Pour répondre à vos nombreux commentaires, je répondrait cela :
Tout d'abord, je tiens à signaler que tous les humains sont quelque part handicapés : par la faim (et ils sont nombreux !!! ), par des difficultées liès à une épaule, genoux, hanche, cheville où autres, certains ont du mal à aimer, certains handicaps liès à un problème de pédophilie dans leur enfance.
En bref, je crois que tous les hommes (et femmes, lol... ) sont handicapés par la vie.
Contrairement à ce qui est dit dans le titre du film "La vie est un long fleuve tranquille", je crois que la vie serait plutôt une descente de rivière, avec ses rapides et ses moments tranquilles. Evidemment, des fois, ça se passe mal, les "chutes d'eau " sont hautes, l'arrivée dommageable, parfois mortelle, les rochers qui dépassent peuvent casser le bateau, mais c'est ça, la vie !!! Vous n'êtes pas d'accord ?
Car je vous rappelle que la vie n'existe que parce qu'elle s'arrête.
D'autre part, mon accident a eu lieu il y a une quinzaine d'année et j'ai eu, depuis, de nombreuses relations affectives et sexuelles. Bien entendu, je ne trouve pas "chaussure à mon pied" à chaque fois que je sors, lol, mais ça arrive régulièrement tout de même.
J'ajouterais, pour finir, deux réflexions personnelles :
- La séduction, ça s'apprend, c'est comme le choix des vêtements !
- Un corps peut toujours s'améliorer où mieux se présenter !
Dites-moi donc ce que vous pensez de tout ça, merci.
Je vous souhaite à tous une bonne continuation.
A bientôt.
. Amo_de_Boss_
P.S. : Au fait, chère hotesse (dont j'ignore le prénom, désolé... ), ton blog est très sympa, et tu fais maintenant partie de mes favoris. Biz à toi.
Écrit par : Amo_de_Boss_ | 31.01.2008
Répondre à ce commentaireDites moi qu'il y a un blog avec une telle verve ! si il n'y en a pas, il y a de la place sur cette plateforme, au besoin on se serrera un petit peu :))
On est tous handicapé ? c'est ma devise, quant à la séduction qui s'apprend, sans aucun doute ...
Bonjour moi c'est Marie, il me semble vous avoir déjà vu quelque part ??? non ? z'êtes sûr ? ...
Oh allez faut bien rire un peu ! en fait à propos de ton commentaire et bien ... je suis d'accord sur tout, quoi demander de plus ?
A trés bientôt alors Arno_de_Boss_en_costume_3_pièces ... remarque pour Boss fallait au moins ça !
ah au fait pour une dame on dit favorite,
Écrit par : justmarieD | 31.01.2008
Répondre à ce commentaireA très bientôt,
Écrit par : Webmaster Planhot | 20.11.2008
Répondre à ce commentaireÉcrire un commentaire