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03.04.2008
Carouille, citrosse et autres véhicules
21h40 Je vous laisse avec Katie le temps d'écrire cette note, qui à cette heure, n'est qu'un titre.
23h30 Voilà la note peut-être inspirée par cette chanson, toutes ressemblances avec des évènements ou personnes seraient purement fortuites etc etc ...
Au début c'est une p'tite voiture d'occasion, avec des autocollants pour NRJ, des voyants qui s'allument mais c'est pas grave, elle roule sa bosse de la fac aux petites heures du matin, à la boîte de nuit aux petites heures du matin aussi, elle se parfume au petit sapin vanille et à l'eau-jeune, sur la plage arrière un bandana, un sac de voyage en aller-retour entre appart et maison de papa, maman. La petite voiture elle est la copine de la bande, elle transporte les sérieux pour les cours, les fêtards pour les sorties, les chagrins d’amour des copines, les copains à leur rencards et à l’entraînement de rugby, elle roule plus loin qu’elle ne pensait jamais aller, sur des routes sans poteaux ni glissière de sécurité.
Et puis un jour elle rencontre une jeune voiture à peine sortie de l’usine, ça sent l’inimitable odeur de la voiture neuve, la petite voiture d’occas reste un peu plus sur sa place de parking, un peu plus, un peu trop, elle finit par être donnée a quelqu’un qui en a besoin.
La jeune voiture file bon train mais ne fait pas tout à fait assez de bruit, elle laisse sa place à une sportive qui fait vroum vroum au feu rouge et qui cale au vert !
Et puis un jour c’est du solide, une vraie voiture neuve, solide, qui roule, bleu marine, avec les vignettes qui grimpent le long du pare-brise au fil des années de route sans embardée, à la place de l’autocollant pour NRJ il ya un triangle bébé à bord, sur la plage arrière un doudou de secours et dans la boîte à gant une bouteille d’eau et le livret d’entretien du véhicule et des couches au cas où et dans le coffre, mon dieu le coffre déborde…
Alors c’est l’arrivée DU monospace, une bonne occas. On n’a plus le temps de coller des autocollants, déjà l’assurance à jour c’est bien, c’est une voiture pleine de rires d’enfants, de chansons d’Henri Dés, elle n’est jamais remplie, on peut toujours en mettre plus, aller plus loin, elle roule tranquille, c’est une maison montée sur roues, elle embarque qui veut, on y est bien.
Et puis un jour c’est l’accident, oh pas grave, un choc qui aurait pu tout casser, à l’intérieur ça va mais la grande voiture perd un peu de son image de TRT : tout roule tranquille.
Arrive trop vite et inattendue une voiture utile, un peu austère, on a oublié qu’un jour on collait des autocollants, dans le coffre il y a des sièges supplémentaires qu’on ne prend pas le temps de déplier et puis le week-end elle roule peu d’avoir trop roulé durant la semaine. D’ailleurs elle roule tellement que finalement elle sera remplacée par une « de fonction » grise, faut pas mettre les pieds sur les sièges alors coller un autocollant autant ne pas y penser !
Elle change en fonction des fonctions, elle monte en grade, elle prend du galon et des chevaux, on s'y attache moins, elle roule, roule, roule mais son siège passager n’est guère usé.
A la fin d'un hiver elle partage l’allée devant la maison, deux voitures. La nouvelle sent la vanille, elle arbore fièrement un autocollant bleu très distingué, sur la plage arrière un parapluie lapin, dans la boîte à gant des vieux CD achetés il y a si longtemps et un constat amiable, sur la radio Le mouv’ à la sortie du collège et des fois Nostalgie quand elle roule plus loin qu’elle ne pensait plus jamais aller, sur des routes sans barrières ni sens interdits.
Parfois elles font des routes ensemble pour aller à la mer mais on n’écoute pas la même radio alors à l’arrivée on ne chante pas la même chanson, ça pourrait être enrichissant de chanter chacun son tour mais on a tous des trucs super importants à se dire alors personne n’écoute. Et ce qui devait arriver arrive, un jour elles ne sont plus sur la même route, oh elles retrouvent toujours le chemin de la maison et se garent côte à côte dans l’allée, se demandant laquelle des deux routes était la meilleure et pourquoi le GPS embarqué ne dit pas la même chose que Tom-Tom, si c’est la faute de mappy ou de via-michelin, de l’étoile polaire ou des péages toujours plus chers, du prix de l’essence ou du beurre, de la connexion satellitaire ou des droites parallèles qui se coupent à l’infini.
Carrosse ou citrouille, sur les routes de nos vies qu’est-ce qui compte ? Faudrait demander à bison futé, quelqu’un sait où il habite ?
21:40 Publié dans Second degré | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voiture, route, vie, occasion, neuve























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Commentaires
Jolie fable, très belle histoire... et les petits chemins de travers, c'est vrai qu'on les oublie et c'est ainsi que va la vie... c'est quand les routes deviennent parallèlles, quand la grosse voiture et la petite voiture ne se croisent que sur le gravier de la maison que l'on s'aperçoit du chemin parcouru... des trous et des bosses, du kilomètrage effectué, des musiques écoutées, des valises prises, posées, parties ou en partance...
On devrait prendre plus souvent les petites routes de travers... mais ça on ne le sait que bien plus tard.
Plein de big bisous ma belle Marie.
Ecrit par : Béatrice | 04.04.2008
Bien sur la réussite sociale, économique, dans nos sociétés est une bonne chose, quelque soit le chemin emprunté, faut il encore ne pas négliger le parcours pour le voyage, ainsi une voiture de petite envergure en montre souvent aux plus imposantes, aux nanties. On se laisse aller dans l’étonnement sur sa façon de résister aux difficultés de la route, et la route est toujours parsemée d’embûches. Elle n’est pas étrange pour moi la nostalgie d’une petite voiture qui a bravé les incertitudes, les conflits, et cette résistance qui me la rend belle et affective, me conforte dans l’idée que quelque soit le chemin emprunté, ce qui compte c’est être à l’arrivée, d’ailleurs c’est toujours l’odeur que l’on apprécie dans l’intérieur de ces véhicule pourtant si souvent décriés, car l’odeur elle nous ramène à l’enfance …
Bison fûté est actionnaire vicelard, un peu bûté parfois ...
Pat …*
Ecrit par : Patlesarthois | 04.04.2008
Quel beau texte, il exprime bien ce qui se passe aujourd'hui dans ta demeure, c'est triste de lire et de relire ce texte mais tellement vrai, je m'y reconnais un peu, le temps passe, et on ne se rends pas compte à coté de quoi on passe
bises ma belle au bois dormant
Ecrit par : nathalie | 04.04.2008
Laurence où est tu ?
Pat ...*
Ecrit par : Patlesarthois | 04.04.2008
Pardon ! ! ! bonjour nathalie surement de Tanguy, si oui j'ai écris un commentaire hier soir sur ton blog, ta peine est mienne, mais courage ...
Pat ..*
Ecrit par : Patlesarthois | 04.04.2008
Sais-tu Marie que les voitures les plus confortables sont fabriquées à Cadix en Espagne ?
Ecrit par : Marcus | 04.04.2008
Le principal, avec les voitures, c'est de faire sa route, avec les cahots, les tours, les retours et les détours; le principal, c'est d'avancer. Toujours.
Et les essuie-glaces, ça ne marche pas pour les larmes. Alors, on les arrête, et on continue son chemin. Même parallèle. On peut mettre les phares pour éclairer la voie : tiens, c'est bien ça : éclairer la route pour y voir plus clair. Sur la route, ... et dans sa vie.
Ecrit par : MoilaoeuràMoije | 04.04.2008
@ FrangineàMoije : on connaît la chanson ;o)
http://www.deezer.com/track/112745
… Mais je suis d'accord avec toi.
Bon alors, Marie, tu ne la veux pas ma blague à deux balles ? :o(
Ecrit par : Marcus | 04.04.2008
Bonsoir Marie, je ne serai pas très bavarde mais j'adore ta note. Il faut être un sacré personnage pour arriver à parler de son couple et de sa vie de famille à travers ses voitures. Il faut déjà avoir pris du recul, avoir beaucoup d'humour et d'amour. Je te tire mon chapeau bien bas. il faut avoir du cran et des c.... Donc çe sera no comment. C'est parfait.
Amitiés
Alix
Ecrit par : ALIX | 05.04.2008
Je veux te savoir en paix l’insoumise, car ceux qui ne connaissent plus la paix sont en guerre contre eux-mêmes, contre leur corps, leur pensée, je veux que tu poses enfin ta tête sur une poitrine adoptive mon amie. Nos pensées sont parfois faites de boues, de pierres et de torrents, de branchages, oui c’est bien vrai, la paix ne peut y régner si la lumière n’assèche pas ta peine. Je crois que par ta tendresse tu vaincras l’adversité, la tendresse, il faudra un jour que je vous parle de la tendresse car c’est un don que beaucoup non pas …
Bises …
Pat …*
Ecrit par : Patlesarthois | 05.04.2008
Il n'y a que toi pour écrire un texte aussi criant de vérité(s) !
Les petites (et les grosses) voitures ne sont pas seules sur les routes...
Il y a des tas d'autres voitures qui vont leur chemin...
Chemins de fleurs, d'ornières...
De vie quoi...
Chemins tout plats, ou à forte pente...
Chemins de soleil ou chemins de pluie...
Et sur ces chemins, lorsqu'une voiture est à la traîne,
il en est toujours une pour la prendre en remorque !
Allez Marie !
Tiens bon le volant,
passe en roues libres :
ON POUSSE !!!
Ecrit par : Danny | 05.04.2008
Pat, j'ai eu droit au même type de commentaire pour une note très différente. Ressaisis-toi, mon ami, mélodramatique oui mais bon, pas à tout va?; Je me pose la question suivante: Qui est Pat? Qu'anime Pat? Je suis retournée ce soir sur ton blog, j'ai mis mes écouteurs pour ne pas déranger tout le monde, je me dis, est ce que le blog de Pat ressemble à Pat, oui pour la biographie, elle est une et unique, oui pour parler de sa région, non pour la substantifique moëlle!! Donc, je me dis, Pat vit et existe à travers les commentaire qu'il fait? Non, impossible , je dois me tromper ? C'est certain.
Amitiés
Alix
Ecrit par : AlIX | 06.04.2008
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