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30.04.2012

Et si je danse ...

Du repos, beaucoup de repos et la vie qui reprend ses droits. Je dors enfin, je ne travaille plus, j'ai rangé tout ce qui avait souffert de mon épuisement, j'ai trié mes papiers, rempli ma déclaration d'impôts, vu beaucoup de médecins, commencé 3 nouveaux protocoles.

Bon qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

J'ai mal. Tant que je ne bouge pas trop ça va. Quand je bouge j'ai mal, dame douleur nargue les neuroleptiques, les morphiniques, l'électro-stimulation, me laissant le choix entre tête shootée ou douleur énergivore ...

Ma tête a envie de mille projets et la monture refuse la selle ... je vais devoir trouver des solutions rapidement pour canaliser mon bouillonnement de pensées et le transformer en création.

Le maître mot "Contentement" pris dans le bon sens bien évidemment : "être contente de", boire avec plaisir chaque moitié pleine du verre bien plus désaltérante que la moitié vide. Savourer chaque instant de liberté. La qualité de notre temps de vie dépend de ce que nous choisissons d'en faire ou de comment nous choisissons de le vivre.

Je connais bien quelques démons qui ont hanté mes pensées en d'autres temps d'inactivité ou plutôt d'activités non reconnues socialement. Jusqu'à maintenant je n'ai pas su vivre pour moi, j'ai toujours eu besoin de faire pour et aux yeux des autres, si possible avec une reconnaissance sociale à la clé, être utile, être reconnue comme étant utile par la communauté, bien au-delà de la famille, du village, de l'entreprise, à une échelle sociétale. Moi modérée ? Non toujours pas.

Maître mot number 2 : humilité.
Je dois reconnaître que le meilleur service que je puisse rendre à la communauté aujourd'hui c'est de prendre soin de moi, d'être mieux là pour mes filles, de limiter les dégâts sur ma santé, en d'autres mots être sage.

Il s'agit donc de cheminer joyeusement vers la sagesse et l'humilité qui vont de paire.

Arrive alors au triple galop le troisième cavalier de mon apocalypse : la culpabilité. C'est un ennemi coriace, insidieux et sournois (c'est vous dire si je le pratique depuis longtemps). C'est la petite sonnette d'un serpent qui surgit dans les moments heureux pour vous faire rabattre votre bonheur pépiant. Il siffle et susurre ses si si si sur ma tête étouffée qui n'en ose plus se contenter, pire, qui culpabilise d'avoir osé penser à se contenter. Or "Je pense donc je suis" n'existe que si la pensée est mienne et pas celle de ce serpent qui siffle sur ma tête. Voilà donc identifié le nouveau combat qui n'est autre qu'un très très vieux dilemme dans un nouveau costume. Le droit d'être contente, joyeuse voire même heureuse, grâce et en dépit des circonstances, en toutes circonstances.

Allez amis, je retrousse mes manches ayant au fil des ans affûté quelques armes anti-venin et compris que la vie ça se danse !

24.02.2012

Nocturne grandiloquence

http://www.deezer.com/music/track/780508

free music





Deux heures après minuit. La maison plongée dans un calme apparent après le tumulte des jours.
Le chien commet ses derniers forfaits avant d'être enfin accueilli chez d'autres qui sauront peut-être exploiter son énergie qui me déborde jusqu'à me noyer. Mes oreilles voudraient n'écouter que Chopin et les notes de mon clavier que j'ajoute avec joie malgré la douleur qui, ce soir encore, me prive de sommeil et je l'entends manger quelque jouet égaré.

Abstraction. De l'animal en partance, de la cruelle en résistance qui me rappelle d'autres nuits à écrire douleurs au rythme du Lacrymosa.

Abstraction. Du vilain tour de la petite Fantastic qui a fait maison buissonnière à l'heure du goûter, trouvant goûter meilleur chez l'amie du village, mettant mon coeur de maman à l'épreuve de la disparition pendant une heure folle.

Abstraction. Des dizaines de photo triées, rangées à l'occasion de la rénovation du petit salon. L'absence d'un pincement au coeur aux souvenirs évoqués, la joie même de retrouver les bouilles enfantines barbouillées ou déguisées, absence en écho d'un renouveau maintenant bien amorcé.

Abstraction. Attraction.

Attraction absolue des mots qui virevoltent dans mon esprit vers cet espace de liberté. Deux heures après minuit, des heures qui n'appartiennent qu'à moi, qu'importe qu'elles ne soient de sommeil si j'en fais des vers ou de la lumière avec du vide entre deux traits d'aquarelle. Transcendance de l'éphémère. Transformation de l'impossible en magique création. Goût immodéré pour l'enchantement qui, d'un coup de théâtre, métamorphose nuit d'enfer en subtil matin. Tant pis, je dormirai dans une autre vie ou après la mort, il sera bien temps de rattraper le sommeil en souffrance. Grandiloquence. Mot préféré de mes Fantastics. Grandiloquence, pour dire la richesse de l'existence quand on la goûte aux heures qui n'auraient du exister qu'en rêve.

Confiance. Ne pas laisser l'angoisse du déjà demain aux traits tirés, pointer le bout de son vilain nez. Énumérer les évolutions, solutions, absolutions, révolutions, additions de possibles en douces addictions qui me rendraient nuits entières, plume diurne et nocturne mutité.

Résonance magnétique. Etre avec vous qui dormez, je vous le souhaite, et entendre vos mots en écho aux miens à des heures plus raisonnables. Sauf si vous aussi, à deux heures après minuit, l'esprit vagabond et le coeur en théâtre d'émotions vous êtes quelque part, attelé à créer tableau plus concret que nos rêves.

Si vous êtes là je vous invite, esquissons quelques pas, d'une valse lente, vertige à nos âmes, soeurs qui cherchent commun sommeil et trouvent extraordinaire vie.

Ou comment lâcher prise et sauver raison, quand un nerf sous influence allume braise sous vos orteils, rite spirituel à demeure, sans vol, sans escale aux îles, ondes alpha en protection, en projection.

Cette nuit j'ai dansé avec vous, n'en déplaise au marchand de sable, cendrillon aux pieds nus, déclamant vers en guise de rêves, superbe insolence, nocturne grandiloquence.

Trois petits tours de valse, quelques jolies paillettes pour l'aube nouvelle, bonjour amis, deux heures après minuit !

insomnie,douleur,transcendance


13.02.2012

A nos fragilités

http://www.deezer.com/music/track/1065892

free music






Puisque nous avons la chance de vivre, il nous est offert d'explorer nos fragilités, piqûres à nos mises à nu, effeuiller nos âmes dépouillées des fards, dévoilées nos faiblesses, acceptés les défauts de nos cuirasses. Renoncer aux limbes et se promettre de se souvenir d'avoir vu, même au coeur des brouillards.
Explorer, découvrir, devenir.

Et dévoiler nos cicatrices comme des armes puissantes, témoins présents de nos vécus. Le regard droit planté dans la vie, ne plus avoir peur, savoir. Remercier avant même l'expérience, avant la souffrance et goûter chaque instant baigné de lumière et d'ombre. Et de lumière.

Coeur grand ouvert, aimer. Aimer tout, même, et surtout, nos fragilités.
Car celui qui se sait fragile est humblement plus fort que l'ignorant.

Aimez-vous, mais aimez-vous fragiles.

fragile,aimer






29.01.2012

Trop

Trop, trop, trop ... au galop, faudrait-il ajouter pour échapper à la marée qui monte.

Trop de milliers de choses à faire, trop de courses, ménage, travaux, contrôle technique (en retard et vous ?!) trop de beaucoup de choses et pas assez de temps pour tout faire ou alors c'est le temps qui passe trop vite ? Je sais je l'ai déjà dit/écrit mais là ça prend des proportions que même Madame Ubiquité en perd sa faculté de jongler et son sourire entre défi et pied de nez aux impossibles. 

C'est peut-être moi qui en fais trop ou qui en veux trop ?


Samedi soir je suis allée à une fête trop bien, un nouvel-an chinois chez ma Catherine qui était trop belle !

Chacun apporte un plat ...  j'ai fait des crevettes avec trop de tout, à commencer par les pousses de soja, faut être pris pour être appris, le goût des uns à noyé le goût des autres si finement ciselés avec mon nouveau copain magique : un gros couteau céramique "fégafatoi", bref de la mesure il faudrait sans doute, mais modération n'est toujours pas mon amie ! C'était bon quand même ! Me voilà posée au milieu de cette soirée et de certains que je n'avais plus vus depuis ... juin. Mais non ! Mais si. Depuis juin. Alors voilà au milieu des danseurs qui dansent j'introspecte et je me dis" bon sang mais que sont les six derniers mois devenus ?"


Trop de soucis ces derniers mois sont venus alourdir la tâche, l'arrivée du chien tourne au cauchemar depuis quelques semaines, il me surprotège et attaque les auxiliaires de vie, ce qui est juste intolèrable. Alors la décision a été prise au grand regret de toutes, nous ne pouvons pas le garder. Trouver une solution qui soit bonne pour lui m'a pris un peu de temps, mais voilà, mardi, Aron quittera la maison pour être accueilli chez un maître chien. C'est une décision difficile à mettre en oeuvre, une séparation, un nouveau manque qui se prépare. Les lapins sont partis depuis samedi pour cause d'allergie d'une des Fantastics et le chat blanc (qui a décrêté que ses besoins devaient être faits dans les armoires !!!) sera accueilli dans une ferme auberge (il y a pire comme famille d'accueil : ce lieu est le paradis des animaux, il y a même un kangourou !).


Une restructuration de mes fonctions décidée lors de mon déplacement de la semaine dernière devrait compléter les changements indispensables à mon retour à une vie un peu moins speed ...


Et puis cette envie d'écrire qui me chatouille les neurones autant que la plume, et puis cette envie de redonner quelques éclats à ma "vie sociale" et aussi des possibles à explorer sans aucune volonté de modération ...


Bien sûr en relisant d'anciennes notes je sais que mes nuits ont changé plus que mes jours. Trop de douleurs et de fatigue me terrassent bien plus tôt qu'avant. Une indispensable disponibilité pour mes filles, aux états d'âme parfois houleux, ne me livre à la nuit que bien trop tard souvent pour envisager d'écrire. Alors les heures de début de nuit me trouvent plongée dans mes pensées en attendant que le "trop mal" se transforme peu à peu en sommeil. ça dépend des pensées me dirait un certain. Oui ça dépend des pensées ... et si pouviez lire dans les miennes vous seriez immédiatement embarqués dans une farandole joyeuse, drôle, incroyable, palpitante, passionnante et terrible, en un seul mot : trop, non en deux mots plutôt : trop bien ! 


Dimanche soir. Quel plaisir que ces quelques minutes partagées avec vous.

A votre tour maintenant de me livrer vos pensées du soir, espoir ?

 

ubiquité,femme,orange,espoir,pensees


Fleur orange - Normandie




21.01.2012

Comme un parfum d'orange et de magie.

Je reviens de trois jours avec la chère équipe, trois jours lyonnais comme je les aime, les jours et les Lyonnais.

 

Le départ avait été difficile, la fatigue présente et à venir, mon absence de la maison à laquelle s'ajoute celle de ma Petite Fantastic pour le week-end, et aussi parce que depuis septembre j'avais oublié.

J'avais oublié comme c'est bon d'être avec eux, d'entendre vraiment leurs rires sans le filtre parfois saturé de la connexion orange. De sentir leurs folles énergies et de renouer les complicités.

 

La distance a ses conséquences que la raison seule ne peut contenter, parce qu'il fait bon parfois de respirer le même air et de vibrer au même rythme et que le très intéressant télétravail n'empêche pas le très appréciable télatravail. Qu'il soit télé ou t'es là, il y a eu du travail, de la réflexion, de  la projection, de l'animation à venir, du travail mais pas que. Il y a eu aussi une soirée avec l'équipe presque au grand complet.

 

Et cette soirée a été toute animée de magie, et quelle magie, de l'époustouflant, du bluffant, des Oh et des Ah voire même des ahahah amusés, yeux écarquillés et autres Put..n, mais on ne dit pas Put..n, on dit Magicien dixit le Magicien lui-même ! On dit même Pierre Manu créateur d'impossibles.  Je n'en dirai pas plus parce qu'il faut le voir ou plutôt être spectateur et ne rien voir pour apprécier pleinement son art et repartir la tête pleine de questions quant aux impossibles rendus possibles le temps d'un battement d'aile de papillon.

 

En parlant de papillons, vendredi j'ai rencontré Marie Garnier, auteure du Nid des papillons, qui a la gentillesse de m'inviter à une projection d'Intouchables suivie d'un débat dans un lycée professionel de Lyon, ça c'est le déplacement lyonnais du mois de février qui s'annonce. Une jolie rencontre donc avec Marie, ou comment mettre une voix et de la vie sur un visage, connu figé sur Facebook. Une belle rencontre, un good-feeling immédiat ! Je me surprends à être intarrissable au sujet de ce film, il faut dire qu'il m'a touchée à plus d'un titre, du défilé des auxiliaires à la solitude, en passant par les cases dépendance, différence, probables sujets du débat. Il m'a touchée aussi par sa trame de fond au parfum d'orange et de magie et même si là ne sera pas le coeur du débat, ici le coeur bat et c'est bon.

 

Je terminerai cette note saturnienne par un voeu mais chuuut vous savez bien que les voeux se font en silence, le mien je le confie au mistral qui souffle en diagonale ce soir.

 

A vos voeux, prêts ? Voulez !

 

 

09.01.2012

Plus haut

http://www.deezer.com/music/track/316112

22 minutes de pur bonheur ...

Il y a des soirs ... il faudrait pouvoir s'envoler, plus haut !

31.10.2010

Le gouffre

La semaine a été dantesque. Le traitement antalgique mis en place en fin de semaine dernière a mal tourné.
J'ai fait une intolérance médicamenteuse, vendredi toute la journée. Une nuit d'enfer a suivi.

Je me suis retrouvée à l'état de zombie, vous pourriez me dire pour Halloween ça tombait bien, pliée en deux de mal au ventre, tube digestif, oesophage, gorge et bouche brûlée, cerveau et corps en panique.

Je suis au fond.

Les amis sont là, le relais s'organise pour les besoins vitaux pendant ce long week-end. Mes parents s'en vont ce lundi.

Mardi, reprendre le boulot.
Mercredi, scintigraphie.

Tenir.

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14.04.2010

Petite Marie grimpe aux ...

ça y est, je l'ai fait !!!!

Il était accueillant, solidement ancré, droit et fier. Suspendue à ses bras robustes il m'a offert une hauteur de vue et de vie que je n'avais pas imaginée. Saoule de vertige et de sensations, quelques minutes inoubliables, plus haut toujours et encore, bercée, la peur au ventre jusquà en rire, plus haut encore ? ça y est je l'ai fait, 20 mètres du haut d'un bel arbre qui en faisait 40 au moins :))

Le fauteuil ? perdu de vue :)))

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Sensations entre ciel et terre
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Pour une discussion au sommet

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Les petits ouistiti n'ont pas besoin de grands leçons !!

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Pour en savoir plus sur cette activité pleine nature pour tous, pleine de hauteurs, pleine de surprises, cliquez donc là : http://www.maisondelarbre.blogspot.com/

Merci Patounette, merci Michel et merci à toute l'équipe de la maison de l'arbre en Valbonne !

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04.12.2009

Entre deux scènes

free music





Dans la lignée de la note d'hier voici que je vous livre un texte écrit il y a un peu plus d'une année. Je traversais une période physiquement trés difficile, je me sentais d'une fragilité opalescente, j'avais l'impression trés nette d'être en danger, je l'étais d'une certaine façon.
Certains passages sont difficiles, ils sont violents, ils sont ce que nous voulons qu'ils soient ou ce qu'ils doivent être pour que nous soyons ...



Alors s’est imposé à moi le sentiment profond d’être morte.

Trouble immédiat, intime.

Une impression d’évidence crasse, la naïveté au bord des cils. Stupide ! N’avais-tu donc compris que tu sembles surprise ?
Et je vois un à un les signes qui, si je l’avais voulu, auraient du me mettre sur la voie.
C’est la maison dans laquelle je ne me sens plus tout à fait chez moi, mes filles qui semblent si tristes, où sont donc les traces de ma vie, l’ordre de mes placards, livre corné, joyeux bouquet à ma table ?

Serais-je dans un ailleurs où je vous tiens prisonniers, refusant de croire à mon impossible abandon ? Et mes nouveaux amis ne seraient-ils qu’âmes perdues apprenant un nouveau langage de lumières et de chemins ?

Mon cœur mort s’affole avant de n’être plus.

Serais-je enfin prête à croire si la froide vérité ainsi se dévoile ?
Peut-on retourner au mensonge s’il nous apaise ? Rendez-moi mon rêve, moi, même morte, je veux jouer à la vie !


J’ouvre soudain les yeux au creux de l’ombre de notre chambre, j’entends ton souffle, le mien.
Je pleure en silence dégageant avec peine corps et pensées de l’emprise de cette mort onirique.
Mais non regarde, tu vis encore, j’écoute le silence et la chamade de mon cœur, sourire pâle, mains glacées.

Je comprendrais bien plus tard qu’il me fallait mourir à moi-même pour renaître à nouveau. Il aura fallu vivre, par trois fois déjà, cette mort d’esprit pour comprendre ce signe de lumière sur mon chemin. em>



Aujourd'hui en Provence, nous fêtons la Sainte Barbe, nous semons le blé, il sera en herbe à Noël, alors je s'aime, tu s'aimes, nous s'aimons :))

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PS : demain retour à des notes plus légères, la Provence est noyée de pluie : les plafonds neufs aussi !!! et ça fait deux ans que j'ai embarqué dans le navire enchantément clownesque !!!

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03.12.2009

La porte ouverte

free music




Dans son chemin de soleil et de pluie elle avait découvert maints regards, compris pas à pas que la lumière et l’ombre ne font qu’un dans le tout. Le chemin devenait plus léger, les pas n’étaient plus de matière, chaque instant les faisait vibrer d’une nouvelle couleur enchantée, d’une nouvelle douleur qui lui importait peu désormais, réconciliée à l’harmonie émouvante du lien intemporel elle pouvait maintenant lever des yeux si clairs et voir. La porte est ouverte. S’arrêter un instant, frissonner de joie, de peur, de plaisir, entendre un chant, une mélodie puis dans un dernier regard confiant, dépouillée de tout, parée d’essentiel, plonger dans l’or de l’ouverture, enfin.

Qu’importe la folie des hommes pourvu qu’un jour ils se meurent.


12:57 Publié dans Au-delà du possible | Lien permanent | Commentaires (27) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : porte, ouverte, ouverture, vie, folie, mort | | |  Facebook | |

21.11.2009

Imposible n'est pas pour elle !

Pendant l'émission Ligne jaune Guy Birenbaum disait que mon blog, ma vie, était une "leçon" ce à quoi j'ai répondu que je le vivais plus comme un témoignage. A chacun son point de vue, c'est sans doute une question de vocabulaire plus que de concept. J'ai rencontré souvent des personnes dont j'ai admiré le parcours, la force, la tenacité, la clairvoyance, la foi en la vie et ces personnes ont semé en moi des graines, pas des leçons, des graines d'une plante qui s'appelle la confiance en soi, en l'Homme et en ses capacités infinies, en nous.

Si vous regardez ce power-point qui m'a été envoyé à l'instant par mon cher JMi que je remercie très sincèrement, vous découvrirez que pour cette jeune femme Jessica Cox, impossible ne fait pas partie de son vocabulaire et, je ne sais pas vous, mais moi quand je l'ai découverte au travers de ces quelques images je me suis sentie immédiatement plus forte, plus puissante. Merci Jessica d'être celle que tu es, merci pour cette graine brillante comme un soleil, merci pour ton sourire.

Faites gaffe ce power-point est un concentré de confiance en l'Homme, oserez-vous ?

Jessica_Cox_touchant le ciel.pps

14:17 Publié dans Au-delà du possible | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jessica, cox, sans, bras, no limit, femme, ciel, toucher | | |  Facebook | |

12.11.2009

Sigonce - Villelaure - Lyon - Paris

Le pigeon voyageur est de retour avant un nouveau départ !

Villelaure -> Lyon -> Paris -> Lyon -> Villelaure -> Paris -> Villelaure -> Montélimar -> Villelaure ça c'était pour les 10 jours qui viennent de passer.

Villelaure -> Paris - Paris -> Villelaure -> Lyon (concert de Muse !!!) -> Villelaure c'est pour la semaine prochaine !! Moi qui trouvais que je m'empâtais un peu et que je n'avais plus rien à vous raconter, les hasards de la vie se sont chargés de me mettre des fourmis dans les roulettes ! L'important finalement c'est de rentrer au nid régulièrement ;)

Sans oublier le voyage très particulier que j'ai fait à Sigonce avec Anne et l'Univers du possible !

Ce qui fait une somme incroyable de choses à partager.

La dernière vaut son pesant de treets (private joke, gb si tu nous regardes on t'aime quand même :))) )
Hier j'ai participé à l'émission Ligne jaune proposée par Daniel Schneidermann et animée par Guy Birenbaum pour la chaîne Arrêt sur Image, rien que ça ! Le contact était dans ma boîte mail vendredi dernier alors que je rentrais de 3 jours de déplacement entre Lyon et Paris, 23h30 ... j'avoue que je me suis dit à Paris mardi ... dans 3 jours ... oooooOOOooooOOOoh mon Dieuuuuuuuuuuuu ... et puis et puis l'invitation était tentante, le sujet brûlant, la chaîne sans langue de bois et l'animateur .... comment vous dire ... à croquer :))) (si, si j'ose)

En plus accrochez-vous il y avait comme invités : Gilles Klein, Marie-Dominique Arrighi , et ... Ron l'infirmier, en vérité je vous le dis il s'appelle William et il est très très très sympathique !

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Bon vous verrez j'ai eu droit à une petite surprise pendant l'émission du style ... chez Delarue en 2002, d'ailleurs nous avons retrouvé les images, magnéto (nan pas Serge) ... wahou 7 années sont passées et je n'ai pas pris une ride :))

Trés sincèrement je ne regrette pas du tout d'avoir fait le déplacement, l'après-midi a été trés riche de chaleur humaine, de partage, et de complicité. ça en donnerait presque envie d'être parisienne et puis et puis ... aujourd'hui le ciel bleu profond, le soleil et le froid vivifiant de l'automne provençal :)) je sais je suis cruelle, et en plus il y a le TGV. ça tombe bien la semaine prochaine je participe à une table ronde pour FDFA à ... Paris !!!

Je vous donne des news asap, peut-être sur Twitter je viens de me créer un compte ! Vous avez un compte sur twitter vous ?



00:19 Publié dans Au-delà du possible | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, héros, handicap, au, delà, gare, tgv | | |  Facebook | |

31.10.2009

Coup de clic pour Aurore !

Tous ensemble donnons un coup de clic pour qu'Aurore puisse rencontrer Pascal Obispo,

je compte sur vous pour relayer et cliquer une fois/jour :


tout est expliqué ICI : http://aurore.blogs-handicap.com/archive/2009/10/19/elan-...

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23.10.2009

Monde e-mouvant

Les jours se suivent et sont changeants. Drôle de période où tout est mouvant, belle occasion pour toucher du doigt l'illusion mensongère de la solidité qui est à la vérité ce que l'équilibre est à la stabilité.



Ma grande Fantastic a écrit un livre.
Un livre sur la quête d'identité des adolescents et plus encore, un livre qu'on croirait écrit par une personne qui aurait déjà vécu plusieurs vies. Evidence d'un nouveau regard sur elle. Son livre je suis entrée dedans comme on fait un voyage, un voyage dans sa tête, son coeur, son esprit et peut-être même son âme. J'en suis ressortie étonnée, émerveillée, effrayée et surtout très heureuse pour elle, de ce beau parcours qui est déjà le sien même si sa lucidité peut paraître violente. Voilà une jeune fille bien réveillée, les yeux grands ouverts, les pensées et la parole posées.

 



J'ai commencé à lire "L'ombre du vent" de Zafon, le titre m'avait aimantée, les premières pages émue aux larmes, le premier chapitre régalée. J'ai l'intime conviction que je ne sortirai pas identique à moi-même de ce livre, je plonge, m'immerge dans son flux sans gilet de sauvetage, qui lira, vivra.



NDR : et bien j'ai commencé ce livre en même temps que cette note et je l'ai fini avant, je n'ai pas trop le coeur à l'écriture en ce moment. C'est un très bon roman, j'ai plongé et je crois que je ne suis pas encore tout a fait revenue des brumes grises de Barcelone, de l'histoire de Daniel, Pénélope, Béa, Fermin, l'abominable Fumero, Lain Coubert, Julian et de l'ombre du vent. Âmes sensibles s'abstenir, ce roman est sauvage et poètiquement envoûtant, en fait ce n'est pas vous qui entrez dans le livre, c'est lui qui entre en vous ...dès les premières lignes et peut-être dès le titre. A lire résolument !

 



Je sais que je suis à fleur de coeur en ce moment, la sensibilité comme manteau, l'ouverture comme drapeau. Le visage nu. Sans peur. Le sac plein de questions auxquelles seul le temps va répondre. Je reste attentive, me protège sans doute trop peu, la rivière contourne les rochers, moi aussi et à la fin les rochers sont usés, pas l'eau.

 



free music


11.07.2009

Le silence

La mue de la cigale a donné lieu à un échange pour lequel je vous remercie tous.

Malheureusement quelques jours après avoir écrit ces quelques mots un évènement très douloureux a frappé une de mes amies proches de Villelaure.

Sarha avait 21 ans, vendredi dernier elle a été victime d'un très grave accident en booster, son petit ami a été tué sur le coup, Sarah est morte quelques heures plus tard à l'hôpital. J'ai essayé d'être le plus proche possible de mon amie Catherine sa maman, qui commente de temps en temps ici. Elle m'avait demandé d'écrire quelques mots pour Sarah, pour la cérémonie qui a eu lieu hier matin. Je n'ai pas trouvé les mots. J'ai préféré garder le silence, ne pas prendre le risque d'ajouter à la peine de mon amie, ne pas ajouter à leur émotion.
Les amies de Sarah, sa soeur, son frère ont tous pris la parole et leur parole avait la justesse, la tendresse de l'innocence, c'était bien.

Catherine toutes mes pensées et tout mon coeur t'accompagnent.

Sarah voilà la seule phrase que j'avais réussi à écrire :" Sarah, je te souhaite d'être libre, d'être forte, d'étre ce que tu as envie d'être"

le reste est silence ...

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22:33 Publié dans Au-delà du possible | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarah, booster, adieu | | |  Facebook | |