23.12.2009
Le parfum des roses
Au jardin de l'enfance fleurissent les roses à nos printemps,
Bercées aux souffles, gorgées d'eau vive et sacrées au soleil.
L'été de nos saisons, habité d'harmonies embaumantes, envoûtantes,
Grave au coeur de nos mémoires, émois et désespoirs.
Et si pleuvent les couleurs fanées au vent des automnes,
Encore une fois humez avec ardeur l'ultime essence avant que ne se meurent !
Quand vient l'hiver à nos corps diaphanes, des roses l'essentiel,
Partagé, dispersé, dilué et vivant, perdurent leurs parfums.
L'âme est au corps ce que le parfum est aux roses.
Subtil, éternel, vie nouvelle à chaque floraison.
Naître, vivre au coeur, s'élever, voler au vent.
Des roses, dans tous les jardins visités, sauvages, cultivés ou en friche, trop tôt cueillies, en fleurs ou déja fanées, jamais je n'oublierai le parfum.
Il est ma mémoire, il me fonde, me féconde et me créé, me nourrit, m'emporte et m'allie.
Pour que je sois, par qui je suis. Lui en moi, moi en lui.
L'un et l'autre, unis, à jamais, dans le Tout.
23:38 Publié dans Et si une fable | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : corps, âme, parfum, rose |
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25.09.2009
Bientôt
Ecrire sur cette musique. Bientôt.
08:01 Publié dans Et si une fable | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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21.09.2009
Coquelicots d'automne
Rouges.
Avez-vous vu ces coquelicots qui fleurissent cet automne ?
Ils fleurissent discrets, parfois bien surpris de devoir poindre leur nez encore.
Comment ? Les leçons du printemps sont déjà effacées ?
Déjà les coeurs sont lourds et oubliée la brise libre et fière ?
Sans doute le réchauffement qui tente de tromper les graines endormies.
Si puissant est l'invisible ennemi qu'il réveille des fantômes ?
"Trop bavard pour être honnête" répond le hibou que peu écoutent alors.
Rouges.
Voyez-vous poindre des coquelicots cet automne ?
Comptez-les bien ils sont précieux.
Ils relèvent les champs de blés de leurs accents toniques.
Et sous leur fragile apparence, font plus que ne décorent,
Les figer en un vase est impossible, d'eau et de vent est leur vie.
Si forts à l'unisson pour réveiller la flamme à nos coeurs,
Et ouvrir à nos yeux la divine nature, la mère et l'amer.
Rouges.
Verrez-vous se dresser les coquelicots cet automne ?
Les lourdes pluies ont noyé bien des corolles,
Les têtes sont pleines de brouillards et de phares,
Merlin a perdu son grimoire et ses poudres sont aux yeux.
Les paroles sont argent et le silence endort.
Curieux sont ceux qui cherchent, bandits ou farfelus, ceux qui savent.
Infime signe du dérèglement d'un ordre jamais établi ils sont un signe des temps.
Rouges.
00:20 Publié dans Et si une fable | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : coquelicots, automne, 2009, rouges |
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01.07.2009
La mue de la cigale
Quand le soleil atteignit son zénith en cette journée blanche de chaleur, elle sut que le moment était venu.
Elle se sentait forte de toutes les apparences qu’elle avait habitées jusque là, elle avait appris à ramper, puis à marcher, son corps avait revêtu une carapace solide et brillante aux reflets du soleil. Ainsi elle avait traversé les époques, bravé les dangers, son armure marquée de mille coups racontait son histoire mieux que tous les parchemins.
Aujourd’hui, là, à l’abri dans son costume guerrier elle se sentait soudain à l’étroit.
Elle la connaissait bien maintenant cette impression, cette envie soudaine d’autre chose, ce rêve de ciel jusqu’à se sentir pousser des ailes.
Elle savait aussi la déchirure, l’abandon de l’habit qui rassure, le courage de la mise à nue. Mais elle savait encore la douceur d’un rayon de couchant sur le corps humide, la caresse d’un souffle de vent sur la peau nouvelle. Elle savait surtout la magie du renouveau, le miracle de la transformation, l’incroyable bonheur de découvrir cet autre que l’on pressent pour soi.
Balayant d’une dernière danse la dureté du sol, le cœur gonflé d’amour, de confiance et d’espoir, soudain se fend en deux le costume devenu trop petit. Elle renaît d’elle-même pour se découvrir, émerveillée, pourvue à son dos fatigué de longues ailes diaphanes. Un souffle chaud de l’été provençal déjà lui murmure des mots doux à l’oreille, alors elle ose, enivrée des essences du grand pin hier inaccessible, étourdie de ce pouvoir nouveau, le cœur à la chamade, enfin, elle vole.
Regardant vers le sol, elle observe, là, posé comme une larme de miel sur la terre craquelée, l’habit qui hier était le sien, désormais vide, translucide, grotesque et beau à la fois, mystérieuse image d’une elle qui n’est plus.
Laissant aux fourmis sa mue et leurs galeries sombres et fraîches, ses ennemis d’hier lui paraissent si petits qu’ils en perdent leur titre, solidement ancrée à l’écorce rugueuse et odorante, elle chante l’allégresse de l’être réinventé, qu’importe qu’il fût ou non le dernier, il est à cet instant le plus merveilleux.
Il est pour nous qui l'écoutons, l’état dont on se souviendra, marquant nos étés et nos souvenirs de sa sonore joie.
Nous pouvons nous aussi chanter et enchanter, il nous faut pour cela oser rêver les ailes et savoir goûter le miracle de la métamorphose.
Chantez cigales, à la gloire du soleil et du temps qui permet à chaque instant d’être unique et nouveau.
Et si vous ne chantez pas et bien changez maintenant !
Cette note je la dédicace à Patounette et à ma soeur et à la cigale qui nous a fait cadeau de sa mue, hier soir sous le grand pin, bientôt vous aurez quelques photos mais chut .... la mue de la cigale est comme le secret de l'éphémère, c'est une recette qu'on apprécie avec le temps, de la patience et un brin d'audace :)
16:33 Publié dans Et si une fable | Lien permanent | Commentaires (26) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : transformation, métamorphose, femme, 40, ans, changer, chanter |
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15.06.2009
Lumières et papillons
L'haleine brûlante du jour a empourpré nos joues.
Esprits chauffés à blanc, offerts au souffle.
Ainsi au creux des nuit naissent les lumières.
Virevoltent alors les papillons aveuglés,
Etourdis dans la promesse de l'éclat,
A s'y brûler les ailes pour un instant d'espoir.
Papillon blanc, lumière toi aussi tu es.
Tellement libre.
21:39 Publié dans Et si une fable | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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18.01.2009
De l'art de comprendre l'effet papillon sur mon séant
De l'art de comprendre l'effet papillon sur mon séant
Au début était l'eau, le vent ou l'uranium.
Puis un jour naquit l'électricité, fée de son petit nom.
Un jour de l'hiver 2009 un froid aussi rude que durable s'installa sur l'habituellement si douce Provence.
Point plus n'en fallait aux chaumières environnantes pour qu'elles se mettent, tels des Shadoks goulus, à pomper, pomper.
Point plus n'en fallait à l'installation douteuse du lot sis au chemin des petits curés pour péter compteur et plombs.
Ben ma bonne dame, c'est le calcaire, faut mettre du calgon à chaque lavage ... ah non ça c'est pour les pshhhhhhhhhiittt les fuites ... vous pompez trop ma bonne dame ...ého, ohé je vous en prie jeune homme je pompe si je veux !!
- faut moins pomper sinon vous allez tout faire péter ... ah ben oui ça ...
hin, hin trop de chance, il fait -15° mais faut pas chauffer : vive le progrès tout électrique !!
C'est ainsi que thermostat sur 3 fut placé et que le gel gela.
Le gel du coussin de gel sur lequel repose le délicat popotin de votre serviteur. C'est ballot.
Ledit gel, dit à mémoire de forme, est censé repartir harmonieusement la souveraine masse de mon séant en bougeant selon les mouvements de ce dernier afin que les saillies osseuses de mon noble coccyx ne viennent asphyxier les non moins nobles chairs d'un bijou de mon anatomie (là je peux dire ce que je veux vu que je suis assise dessus dérobant ainsi ce bijou à vos regards) en les pinçant entre os, cuir et toile enduite provoquant ainsi la nécrose anticipée desdites chairs. Là tout de suite dit comme ça on se croirait dans un Grey's anatomy mais sans Dereck (lol c'est l'anagramme de Decker) sinon le gel n'aurait peut-être pas gelé !!!
Or qui dit gel gelé dit effet annihilé.
C'est alors que les ballots ballotèrent et que les chairs se tassèrent.
La conséquence immédiate en fut la fuite des corps, sinon des fluides, vers des positions plus penchées que la tour afin de soulager les points d'appui qui, bien que très innervés, oublièrent de prévenir le maître des lieux qu'inclinaison rime avec contraction voir même contraction des muscles opposés. Tiens ça, ça me rappelle une vieille note ! Autrement dit si mal à droite tu as, mal à gauche tu auras. C'est comme en politique en fait si tu n'y prends pas garde, ça peut faire mal voire même ça peut faire mal.
Ainsi fut fait.
C'est pourquoi, bien que douloureusement assise de guingois sur des chairs tuméfiées, je vais à Lyon me rendre, là-haut au moins il y a du chauffage pour que gel souplesse retrouve, tout comme mes ... fesses, ben oui ça fait une heure que je vous parle d'elles, je me devais bien de les citer. Il faut le savoir, dans une vie en fauteuil, pour tes fesses : au chaud tu vivras sinon au bois te chauffera !
Ainsi fut démontré l'effet papillon sur mon séant.
Le premier qui dit que toutes les raisons sont bonnes pour aller à Lyon aura bien ... raison, si un jour on avait dit à M'sieu Thalès de Milet que grâce à/ à cause de (chacun choisira son point de vue) lui je serai à Lyon lundi je ne sais pas si il l'aurait cru ... et pourtant !
Voilà donc si tout va bien, au moment où vous lisez cette note je suis en partance vers Lyon via Montélimar et ses nougats, ben oui mes lyonnais adorés je ne les nourris pas qu'avec des histoires à dormir debout qui valent, cela dit, mieux que des histoires à geler assis !
Et vous ça va vos ... installations électriques ? :))
Découvrez Bénabar!
Bon en fait j'ai lancé une opération commando pour partir avec un nouveau coussin sauf que ... les boutiques de matériel médical sont fermées le samedi .... c'est donc Nath qui m'a prêté un des coussins de Tanguy ! Merci Nath !!
09:00 Publié dans Et si une fable | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fesses, froides, chaudes, peur de rien, :), j'écris ce que je veux |
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15.10.2008
La légende du moulin aux pierres
C'est l'histoire d'un moulin.
Ce moulin avait traversé de drôles d'époque. Des ignorants avaient chargé son coeur de pierres. Quand parfois la brise printanière venait le caresser il tentait un tour d'ailes bien vite bloqué par les pierres incongrues. Moulin laissait passer caresses de brise, la regardant s'éloigner en chantant vers d'autres plus tournoyants.
Par un matin de grand froid la bise lui fut donnée. - "Je suis froide et forte, je pourrais te faire mal" lui souffla t'elle, glaciale. "Mais le vent aime les moulins et les moulins sont faits pour tourner joyeusement".
"Hélas" lui dit le moulin "tourner je ne puis, mon coeur est chargé de pierres que je ne peux enlever".
La bise lui dit alors - "aurais-tu oublié pourquoi tu es fait ? Fais donc marcher ta tête et le reste viendra !"
-"J'ai essayé dit le moulin honteux"
"essaye encore" hurla la brise, chahutant dans ses ailes au risque de les briser.
"il te faut un allier je serai celui-là. L'hiver nous est propice, l'eau nous aidera, j'entends le gel fendre même les pierres"
Le moulin hésite ayant peur pour sa meule. Puis, lâche prise et offre à la bise cinglante toute la surface de ses ailes jusqu'alors immobiles.
Le vent froid s'en empare et commence son oeuvre, d'un sens, de l'autre. Le moulin tout entier craque, vacille, tremble sous la poussée. Sur la meule le spectacle est dantesque. La lourde meule vient buter sur les pierres qui crissent et luttent avant de voler en éclats durs et bruyants. Voilà la meule qui bouge, utilisant ses nouvelles libertés pour prendre vitesse et force.
Quand soudain la dernière pierre explose, la meule, enfin libre, s'emballe. Elle tourne, tourne tourne et les éclats de pierre se font sable puis poussière alors que les ailes du moulin disparaissent dans une ronde folle. Le vent malin s'engouffrant entre porte et fenêtres balaye alors la poussière en sifflant un air victorieux.
Le moulin épuisé mais ravi n'en finit plus de tourner, il veut raconter aux passants l'histoire du moulin, des ignorants, des pierres et de la bise. Mais le vent froid chasse les badauds et les histoires de pierre n'intéressent pas ceux qui visitent les moulins.
La bise l'abandonne après un moment. "trop facile de te faire tourner à présent"
Le moulin petit à petit s'arrête. "Si je n'ai plus de pierres à moudre que vais-je devenir ?"
"Aime-moi" lui dit alors la brise de retour d'un voyage aux îles. Le moulin l'observe un moment, le souvenir des impossibles lui bloque encore les ailes. Mais la brise maline lui souffle quelques grains au coeur. "Viens, viens jouer avec moi" lui murmure t'elle insistante.
Alors le moulin d'abord timide une nouvelle fois lâche prise offrant ses ailes au souffle chaud du renouveau. Le premier tour lui donne le vertige et le laisse surpris. "J'y arrive" se dit-il, "je tourne au vent léger". Une joie immense l'envahit et les premiers grains explosent en une blanche farine qui éclaire et parfume et c'est tout le moulin qui en est changé.
Un vieil habitué des visites du moulin aux pierres, surpris de le voir tourner sous une si fine brise, découvrit en son coeur cette blanche farine. Ravi il l'emporta chez lui, la transforma en pain pour l'offrir à ses amis.
On raconte que parfois, au début de l'hiver, le moulin s'offre à la bise et ses ailes tournent si vite qu'elles disparaissent. Alors au bord des chemins qui bordent les rivières, des pierres explosent en cailloux que les badauds ramassent pour faire des ronds dans l'eau.
Laisser tourner les moulins de son coeur c'est se souvenir des pierres pour mieux broyer le blé de la Vie.
Alors tournez moulins et quand le pain est cuit, portez en donc un morceau au vieux moulin que les oiseaux au printemps viennent y nicher et écouter sa légende, la légende du moulin aux pierres.
Pour Marcus, en réponse à son cadeau. Je te laisse choisir le rôle que tu voudras dans ma légende :)) ... les autres aussi !
10:43 Publié dans Et si une fable | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : légende, moulin, coeur, eau |
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13.10.2008
Les moulins de mon coeur
La prochaine note sera donc inspirée par mon ami Marcus qui une fois de plus m'a fait un cadeau :)
à voir ici !
et moi je vous offre l'originale en attendant la note ... heu dès que j'ai le temps, le vent et la force des moulins :)
Découvrez Michel Legrand!
Edit du 15 : les ronds dans l'eau ont remonté le Rhône quelques heures avant moi (départ ce soir ou au plus tard demain matin 6h00) : un petit tour chez Antonia c'est ICI
09:40 Publié dans Et si une fable | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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17.07.2008
Le secret de l'éphémère
Découvrez Frédéric Chopin!
http://www.deezer.com/listen-4490347
Par un doux matin de printemps, dans la lueur pâle de la pointe d'un nouveau jour, naquit au pied d'un roseau, une éphémère. Toute nimbée de sommeil la frêle déploie ses ailes diaphanes au soupir d'une caresse de brise. Sa fragilité transparente arrête, le temps d'un instant, jusqu'au souffle du vent, et la voilà qui s'envole déjà. Curieuse de tout, elle se presse sans souci de l'impossible lendemain, papillonne, danse au bord de la rive, ivre de vie.
Un jeune chêne aux feuilles si vertes lui tend un peu de son ombre fraîche, amusé de ses tourbillons il lui offre un abri des tourments de la pluie. La belle à tire d'ailes va, vire et revient conter au chêne, son ami, les milles fleurs, l'arc en ciel d'une perle d'eau, la disparition de l'ombre.
Ses balades se font absence, elle brûle au soleil de midi d'un unique amour, se consomme, se consume et le chêne soudain si conscient de ses racines ne peut la protéger, il gémit sa fureur de toute sa ramure. Prisonnier malgré lui il attend le retour de la frêle qui apparaît soudain dans un épuisement ravi. Vibrante de chaque minute vécue elle lui offre en cadeau les fruits de ses rencontres et lui confie dans un soupir sublime la plénitude de ce jour: "j'ai aimé" lui dit-elle. Puis dans un ultime effort, portée par d'improbables forces offertes au vent, dans une dernière danse passe sur l'autre rive et disparaît.
Le chêne depuis lors abrite les voyageurs solitaires, les amoureux d'un jour ou pour toujours, les presque-pendus et parfois une cabane comme en construisent les enfants. Tous s'y sentent bien car le chêne devenu centenaire connaît la recette du bonheur, il l'appelle le secret de l'éphémère.
Faites qu'au zénith de chaque éphémère instant vous puissiez dire dans un souffle, fut-ce t'il le dernier : "j'ai aimé"
01:01 Publié dans Et si une fable | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fable, recette, bonheur, éphémère, secret |
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