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02.05.2012

Fleurs

Jolie coupe de fleurs à ma table nappée de blanc,
Fraîcheur printanière au coeur des vieux enfants.
Surprise émue, merci sourire aux yeux brillants.
Offrande jardin côté cour, promesse de toujours.
Attentivement observer l'ouverture chaque jour,
Fleurs naissantes encore de nos neuves amours.

fleurs,muguet,1er mai

30.04.2012

Et si je danse ...

Du repos, beaucoup de repos et la vie qui reprend ses droits. Je dors enfin, je ne travaille plus, j'ai rangé tout ce qui avait souffert de mon épuisement, j'ai trié mes papiers, rempli ma déclaration d'impôts, vu beaucoup de médecins, commencé 3 nouveaux protocoles.

Bon qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

J'ai mal. Tant que je ne bouge pas trop ça va. Quand je bouge j'ai mal, dame douleur nargue les neuroleptiques, les morphiniques, l'électro-stimulation, me laissant le choix entre tête shootée ou douleur énergivore ...

Ma tête a envie de mille projets et la monture refuse la selle ... je vais devoir trouver des solutions rapidement pour canaliser mon bouillonnement de pensées et le transformer en création.

Le maître mot "Contentement" pris dans le bon sens bien évidemment : "être contente de", boire avec plaisir chaque moitié pleine du verre bien plus désaltérante que la moitié vide. Savourer chaque instant de liberté. La qualité de notre temps de vie dépend de ce que nous choisissons d'en faire ou de comment nous choisissons de le vivre.

Je connais bien quelques démons qui ont hanté mes pensées en d'autres temps d'inactivité ou plutôt d'activités non reconnues socialement. Jusqu'à maintenant je n'ai pas su vivre pour moi, j'ai toujours eu besoin de faire pour et aux yeux des autres, si possible avec une reconnaissance sociale à la clé, être utile, être reconnue comme étant utile par la communauté, bien au-delà de la famille, du village, de l'entreprise, à une échelle sociétale. Moi modérée ? Non toujours pas.

Maître mot number 2 : humilité.
Je dois reconnaître que le meilleur service que je puisse rendre à la communauté aujourd'hui c'est de prendre soin de moi, d'être mieux là pour mes filles, de limiter les dégâts sur ma santé, en d'autres mots être sage.

Il s'agit donc de cheminer joyeusement vers la sagesse et l'humilité qui vont de paire.

Arrive alors au triple galop le troisième cavalier de mon apocalypse : la culpabilité. C'est un ennemi coriace, insidieux et sournois (c'est vous dire si je le pratique depuis longtemps). C'est la petite sonnette d'un serpent qui surgit dans les moments heureux pour vous faire rabattre votre bonheur pépiant. Il siffle et susurre ses si si si sur ma tête étouffée qui n'en ose plus se contenter, pire, qui culpabilise d'avoir osé penser à se contenter. Or "Je pense donc je suis" n'existe que si la pensée est mienne et pas celle de ce serpent qui siffle sur ma tête. Voilà donc identifié le nouveau combat qui n'est autre qu'un très très vieux dilemme dans un nouveau costume. Le droit d'être contente, joyeuse voire même heureuse, grâce et en dépit des circonstances, en toutes circonstances.

Allez amis, je retrousse mes manches ayant au fil des ans affûté quelques armes anti-venin et compris que la vie ça se danse !

01.04.2012

Nouvelle ère

1er avril, non je n'ai pas voulu écrire nouvelle heure et ce qui va suivre n'est pas un poisson.

A force de vivre "dans le dur" le dur s'est invité dans le moindre de mes interstices et plus particulièrement entre mes vertèbres lombaires et sacrées. C'est enfin, après de multiples examens qui m'ont conduite chez un certain nombre de spécialistes, le début d'une réponse quant à l'origine de la sciatique qui cisaille mes jours et mes nuits et mes jours depuis août l'année dernière.

Commence alors une nouvelle ère qui devra, si je ne veux pas, tel un vieux chêne, être déracinée à la prochaine bourrasque, être empreinte de douceur et d'un peu plus de souplesse à l'égard de ma monture à savoir ce corps qui m'entoure et parfois m'emprisonne. Me réconcilier avec mon enveloppe pour ne pas finir timbrée et expédiée illico presto et ad vitam chez les Tamaloùs.

A défaut d'être timbrée je dois envisager d'être étiquetée quand même, une nouvelle case à découvrir et pas aussi exotique que celle de l'oncle Tom, quoique ... une étiquette qui n'existait pour moi que subtilement cachée dans le sigle qui orne mon laisser-garer européen, GIC. Kesako GIC ? Gare Immédiatement ta Caisse ? Gare toi Ici Cinq minutes ? Gars Incroyablement Connu ? que nenni ... GIC pour grand invalide civil, toujours accompagné de son pote GIG. Comme je ne suis pas grande je ne me suis jamais sentie trop visée par ce GIC et sûrement encore moins par le I.

Invalide, invalide, est-ce que j'ai une tête d'Invalide ? Une valide oui (voire même plusieurs en une : maman, amie, soeur, femme), invalide non !

Je sais, la période électorale doit me taper sur les nerfs, voilà que je me prends pour Fernandel, vite une petit verre d'eau ferrugineuse pour avaler les poissons ... d'avril cela va sans dire.

Bon je sais bien que j'aurai beau tourner autour du pot, aux roses ou au feu soit-il, quand faut y aller, faut ... au fait je ne vous ai pas raconté ce qui m'est arrivé dimanche il y a deux semaines (mon dieu le temps passe si vite ...) ?

Alors je vous raconte, imaginez un dimanche milieu d'après-midi avec un rendez-vous qui ne souffrira d'aucun retard faute de décaler ce qui ne peut en aucun cas l'être. Imaginez la petite Marie juchée comme à son habitude sur (sa Harley Davidson) son fauteuil roulant qui a été révisé pour l'occasion.

Petite Marie dans l'euphorie des instants uniques et du vertige provoqué par ses brand new lunettes roses souhaite alors escalader un trottoir d'au-moins .... 2 centimètres, la prétentieuse !

L'angle d'attaque, la vitesse d'approche et le poids inhabituel du carrosse princier sont présumés coupables de ce qui s'ensuivit. Dans un chevrotement qui fit trembler toute la carrosserie et son auguste équipage, roue avant vint buter sur les-dits 2 centimètres, une cascade digne des meilleures brouettes. Une fois les lieux sécurisés et l'équipage mis en lieu sûr sur le non-moins-dit trottoir l'heure du constat avait sonné : déjantée j'étais.

Enfin déjantée de la roue droite (ah ah je vous ai entendu ceux qui ont glissé un "c'est pas nouveau ça" qui aurait pu concerner l'état de mon cerveau si je ne vous savais pas si bienveillants à mon égard). La roue droite celle qui fonce tête baissée on verra si ça passe, ça va passer ah ben non ça passe pas et puis c'est tout cassé maintenant on ne peut plus avancer, ni reculer ni ... mais t'étais où la roue gauche ?? Roue gauche, pas vue, pas prise, pas au bon endroit, pas au bon moment mais que va t'on deveniiirrr ???

Je hèle un colosse qui passe sur le trottoir d'en face pendant qu'Il va chercher de l'aide auprès de l'aubergiste qui nous accueillait. Le colosse comme dans le meilleur des épisodes de Mac Giver dégaine d'une sacoche attachée à son ceinturon, un XXX je ne sais plus j'ai oublié le nom de l'outil qui doit telle une baguette magique replacer le pneu à sa place, à savoir sur la jante ...

Un million et demi de tiré/poussé plus tard, voilà mon pneu (en caoutchouc super dur ça doit être monté en usine ces trucs c'est pas possible on va le laisser et le scotcher sur le repose-pied, ça va rouler sur la jante) scotché sur le repose-pied, en roulant sur la jante ça doit le faire, sauf que la roue ne pivote plus .... je ferai donc le trajet du retour déjantée avec une patte folle, qu'importe il était (hélas) grand temps de se dire au-revoir et d'attraper juste à temps le rendez-vous qui ne pouvait être décalé, toutes les bonnes choses ont une fin ...

Pour finir de tourner pas rond et pour commencer droit mais en souplesse une nouvelle ère je vous livre donc ma future étiquette qui colle : Invalide ou plutôt En invalidité je serai, suis, j'étais déjà mais pas dit, enfin ... pas comme ça ... et la vraie question est "M'aimerez-vous" ... si ma vie ne va plus tout à fait à mille à l'heure, si je perds quelques facettes, si je ne suis plus tout à fait celle que je suis aujourd'hui.

M'aimerez-vous ?


PS : je sais bien qu'il y a des sujets d'actualités bien plus graves et urgents à traiter que de savoir si vos états d'âme me concernant seront modifiés par le changement de ce qui est un statut social mais ... pour moi c'est important.

11.02.2012

Couleurs d'intérieur

déco,salon,orange,mauve



alors je compte sur vos avis avisés ! c'est pour le salon cette fois !

29.01.2012

Trop

Trop, trop, trop ... au galop, faudrait-il ajouter pour échapper à la marée qui monte.

Trop de milliers de choses à faire, trop de courses, ménage, travaux, contrôle technique (en retard et vous ?!) trop de beaucoup de choses et pas assez de temps pour tout faire ou alors c'est le temps qui passe trop vite ? Je sais je l'ai déjà dit/écrit mais là ça prend des proportions que même Madame Ubiquité en perd sa faculté de jongler et son sourire entre défi et pied de nez aux impossibles. 

C'est peut-être moi qui en fais trop ou qui en veux trop ?


Samedi soir je suis allée à une fête trop bien, un nouvel-an chinois chez ma Catherine qui était trop belle !

Chacun apporte un plat ...  j'ai fait des crevettes avec trop de tout, à commencer par les pousses de soja, faut être pris pour être appris, le goût des uns à noyé le goût des autres si finement ciselés avec mon nouveau copain magique : un gros couteau céramique "fégafatoi", bref de la mesure il faudrait sans doute, mais modération n'est toujours pas mon amie ! C'était bon quand même ! Me voilà posée au milieu de cette soirée et de certains que je n'avais plus vus depuis ... juin. Mais non ! Mais si. Depuis juin. Alors voilà au milieu des danseurs qui dansent j'introspecte et je me dis" bon sang mais que sont les six derniers mois devenus ?"


Trop de soucis ces derniers mois sont venus alourdir la tâche, l'arrivée du chien tourne au cauchemar depuis quelques semaines, il me surprotège et attaque les auxiliaires de vie, ce qui est juste intolèrable. Alors la décision a été prise au grand regret de toutes, nous ne pouvons pas le garder. Trouver une solution qui soit bonne pour lui m'a pris un peu de temps, mais voilà, mardi, Aron quittera la maison pour être accueilli chez un maître chien. C'est une décision difficile à mettre en oeuvre, une séparation, un nouveau manque qui se prépare. Les lapins sont partis depuis samedi pour cause d'allergie d'une des Fantastics et le chat blanc (qui a décrêté que ses besoins devaient être faits dans les armoires !!!) sera accueilli dans une ferme auberge (il y a pire comme famille d'accueil : ce lieu est le paradis des animaux, il y a même un kangourou !).


Une restructuration de mes fonctions décidée lors de mon déplacement de la semaine dernière devrait compléter les changements indispensables à mon retour à une vie un peu moins speed ...


Et puis cette envie d'écrire qui me chatouille les neurones autant que la plume, et puis cette envie de redonner quelques éclats à ma "vie sociale" et aussi des possibles à explorer sans aucune volonté de modération ...


Bien sûr en relisant d'anciennes notes je sais que mes nuits ont changé plus que mes jours. Trop de douleurs et de fatigue me terrassent bien plus tôt qu'avant. Une indispensable disponibilité pour mes filles, aux états d'âme parfois houleux, ne me livre à la nuit que bien trop tard souvent pour envisager d'écrire. Alors les heures de début de nuit me trouvent plongée dans mes pensées en attendant que le "trop mal" se transforme peu à peu en sommeil. ça dépend des pensées me dirait un certain. Oui ça dépend des pensées ... et si pouviez lire dans les miennes vous seriez immédiatement embarqués dans une farandole joyeuse, drôle, incroyable, palpitante, passionnante et terrible, en un seul mot : trop, non en deux mots plutôt : trop bien ! 


Dimanche soir. Quel plaisir que ces quelques minutes partagées avec vous.

A votre tour maintenant de me livrer vos pensées du soir, espoir ?

 

ubiquité,femme,orange,espoir,pensees


Fleur orange - Normandie




25.08.2011

Puissance ...



Parce que depuis quelques temps ma vie est une conjugaison de contrastes ...

Parce que mes vacances d'août ont été remplies de belles amitiés.
Parce que les douleurs ont atteint des sommets à en tuer le sommeil.
Parce que l'auto-hypnose à l'air de fonctionner.
Parce que la chimie ne peut plus grand chose pour moi.
Parce que l'été s'est très bien passé.
Parce que la douleur pactise avec l'angoisse.
Parce que la vie continue.
Parce que le temps, le temps, le temps.
Parce que je suis fière de ce que j'ai fait.
Parce que ça va faire un an.

Putain un an ...

Déjà ... mais alors j'ai réussi ?
J'ai tenu bon ? Je paye mais j'ai tenu.

On va remettre ça ?
Quoi ça ?

Le travail, l'école, les activités, les loisirs, les copines, les voyages, la vie quoi !
Et puis tout le reste ....

Prêts ?
Feu ...
Go ...




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06.07.2011

Profondeur




Laisser loin derrière la surface, les remous aux mots creux, lavée des artifices et des jeux de rôles.

J'ai plongé à nouveau dans l'onde pleine du courant, au coeur de l'essentiel, nue, libre, entière. Je sens battre en moi la pulsion profonde et régulière de la vie. Pour aller en un lieu où d'autres seront aussi dans leur vérité nue, pour que la vie reprenne dans ce lit, son flot pur et nourricier. Boire à la source chaude des sens généreux pour s'emplir corps, coeurs et esprits. Et si parfois l'onde brûle, savoir qu'il faut tendre la main pour la goûter. Esprit en éveil, coeur ouvert, prendre le risque de la brûlure, et celui de l'onde pleine.

Ma place est là, dans la spirale puissante de la vie, dans le courant des profondeurs, dans la lumière des coeurs conscients, dans la force vive des enfances et du travail bien fait et si vous nagez les yeux fermés, j'espère que je saurai passer sans vous voir.

15:06 Publié dans Ma vie d'après | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : plonger, nue, essentiel, brûlure, onde, coeur | | |  Facebook | |