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30.04.2012

Et si je danse ...

Du repos, beaucoup de repos et la vie qui reprend ses droits. Je dors enfin, je ne travaille plus, j'ai rangé tout ce qui avait souffert de mon épuisement, j'ai trié mes papiers, rempli ma déclaration d'impôts, vu beaucoup de médecins, commencé 3 nouveaux protocoles.

Bon qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

J'ai mal. Tant que je ne bouge pas trop ça va. Quand je bouge j'ai mal, dame douleur nargue les neuroleptiques, les morphiniques, l'électro-stimulation, me laissant le choix entre tête shootée ou douleur énergivore ...

Ma tête a envie de mille projets et la monture refuse la selle ... je vais devoir trouver des solutions rapidement pour canaliser mon bouillonnement de pensées et le transformer en création.

Le maître mot "Contentement" pris dans le bon sens bien évidemment : "être contente de", boire avec plaisir chaque moitié pleine du verre bien plus désaltérante que la moitié vide. Savourer chaque instant de liberté. La qualité de notre temps de vie dépend de ce que nous choisissons d'en faire ou de comment nous choisissons de le vivre.

Je connais bien quelques démons qui ont hanté mes pensées en d'autres temps d'inactivité ou plutôt d'activités non reconnues socialement. Jusqu'à maintenant je n'ai pas su vivre pour moi, j'ai toujours eu besoin de faire pour et aux yeux des autres, si possible avec une reconnaissance sociale à la clé, être utile, être reconnue comme étant utile par la communauté, bien au-delà de la famille, du village, de l'entreprise, à une échelle sociétale. Moi modérée ? Non toujours pas.

Maître mot number 2 : humilité.
Je dois reconnaître que le meilleur service que je puisse rendre à la communauté aujourd'hui c'est de prendre soin de moi, d'être mieux là pour mes filles, de limiter les dégâts sur ma santé, en d'autres mots être sage.

Il s'agit donc de cheminer joyeusement vers la sagesse et l'humilité qui vont de paire.

Arrive alors au triple galop le troisième cavalier de mon apocalypse : la culpabilité. C'est un ennemi coriace, insidieux et sournois (c'est vous dire si je le pratique depuis longtemps). C'est la petite sonnette d'un serpent qui surgit dans les moments heureux pour vous faire rabattre votre bonheur pépiant. Il siffle et susurre ses si si si sur ma tête étouffée qui n'en ose plus se contenter, pire, qui culpabilise d'avoir osé penser à se contenter. Or "Je pense donc je suis" n'existe que si la pensée est mienne et pas celle de ce serpent qui siffle sur ma tête. Voilà donc identifié le nouveau combat qui n'est autre qu'un très très vieux dilemme dans un nouveau costume. Le droit d'être contente, joyeuse voire même heureuse, grâce et en dépit des circonstances, en toutes circonstances.

Allez amis, je retrousse mes manches ayant au fil des ans affûté quelques armes anti-venin et compris que la vie ça se danse !

13.09.2011

Qui a un malabar ?

Elle : bonsoir
Moi : bonsoir
Elle : ben alors triste ?
Moi : non pourquoi ?
Elle : ben d'habitude c'est plus jovial
Moi : ben on peut pas être au top tout le temps
Elle : ben faut faire des efforts
Moi : arghhhhhhhhhhhhhhhh

là cette fois c'en est trop je vais me la faire cette auxiliaire, à moi me dire faut faire des efforts, pourquoi faire des efforts ? pour l'accueillir ? pour l'aider à faire son boulot c'est le monde à l'envers !! hier j'ai eu droit à "encore habillée tout en noir, c'est deuil aujourd'hui" mais qu'est-ce qu'elle en sait si c'est deuil d'abord ????

bon sang de bonsoir j'en ai marre des auxiliaires pas formées !!!

excusez moi madame l'auxiliaire de pas être toujours joyeuse quand vous arrivez .....
excusez moi madame l'auxiliaire de pas avoir les même goûts vestimentaires que vous ...
excusez moi madame l'auxiliaire d'avoir besoin de vos bras mais pas de votre avis ...

dehors, ouste, loin de chez moi, je veux des vrais braaaaaaaaaaas ou un malabar :))


je vous passe l'épisode "hier le paravent en métal est tombé sur les orchidées" ??? je vous laisse deviner hein ....

19:16 Publié dans Ma vie en direct live | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : auxiliaire, vie, handicap, dépendance | | |  Facebook | |

10.04.2011

Avril ne découvre pas ton fil

Aiguiser sa conscience, la frotter à plat sur la meule bruyante, s'observer jusque dans les moindres pensées, sans concession, sans honte, être nu à ses propres yeux.

Ballet infernal d'émotions et de sentiments divers et opposés, d'instants à hurler à d'autres qui se chuchotent.

Chère raison, tiens bon dans cette danse folle !

Regard nouveau sur ce qui m'entoure, pourvu qu'il soit, de conscience, éclairé.

Silence.

17:44 Publié dans Ma vie en direct live | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : conscience, vie, silence | | |  Facebook | |

03.06.2010

La vie : ce trésor.

Je vous livre un article spécialement écrit pour la revue "L'entente" du mois de juin. L'épisode remonte au début du mois de mai, depuis Lola va mieux, elle ne boîte plus.


Une de mes filles s'est blessée en sport, à la maison elle s'est accaparé mon petit fauteuil roulant manuel, il ne lui est pas indispensable, disons qu'elle fait une "expérience".

La voir ainsi me remue les tripes.

Ma maladie n'est pas héréditaire mais je sais qu'elles ont parfois peur d'être "comme moi" et qu'elles porteront sans doute cette angoisse à l'heure d'avoir elles-mêmes des enfants. Plus jeune je m'étais dit que s'il y avait le moindre risque de transmettre cette maladie je choisirai de ne pas avoir d'enfants. C'est terrible de penser ça non ?


Je vivais la maladie comme une injustice, un fléau qui me volait rêves et avenir et puis au-delà des limitations physiques il y avait la douleur. Je voyais mon corps se détruire peu à peu, je voyais l'impuissance des médecins, je voyais la lente torture de mes parents, torture qui m'anéantissait de culpabilité, comment peut-on envisager sereinement de faire vivre ça à son propre enfant ?

J'ai eu de la chance.

J'ai rencontré un professeur en rhumatologie quand j'avais 15 ans, il testait un médicament à base de placenta humain. Nous savions que je développais cette maladie sous une forme très sévère. Il ne m'a pas inscrite dans son programme qui avait pourtant des résultats. Il m'a dit "on ne va pas prendre de risque d'effets secondaires sur votre fécondité, un jour vous voudrez des enfants, il faut préserver cette possibilité, c'est ça qui compte. Et surtout soyez consciente que ce n'est pas héréditaire, si vous voulez des enfants faites-le l'esprit tranquille, mais si possible avant 25 ans".


Ses paroles étaient restées gravées dans mon coeur. Maxine est née l'année de mes 25 ans et la vie a repoussé les limites, quand Eva est née j'avais 34 ans et 4 grossesses à mon actif. Quatre magnifiques grossesses et quatre fantastiques filles qui sont le sens de ma vie. Que serais-je sans elles ? Mon compagnon et père de mes enfants aurait-il accepté ce sacrifice, lui qui rêvait de fonder une famille ? Quel serait mon moteur ? Ma raison de vivre ? Oh j'en aurais sans doute trouvé une mais celle-là est si puissante qu'elle soulève des montagnes depuis la nuit des temps.


Aujourd'hui j'aime ma vie. Elle est parfois très rude, je dois puiser loin le courage de me lever, de travailler, de m'occuper de la maison et de la famille, mais elle est aussi riche d'amours, d'amitiés, de rencontres, ma vie est pleine de vie.


C'est facile pour moi de penser que s'il y avait eu une probabilité de transmission j'aurai choisi de ne pas avoir d'enfants puisque je n’ai pas eu à faire le choix mais on ne sait pas où la vie nous mène sans l'avoir vécue. Le désir d'enfant est si puissant, si profondément inscrit dans notre chair qu'il est parfois impératif, vital. Cette conscience qui est la mienne aujourd'hui que « donner la vie c'est gagner la sienne » aurait peut-être été plus forte que la raison, aujourd'hui la douleur je la transcende, je vous en fais des poèmes. Mes enfants en feraient sans doute autant.


Des risques il y en a à chaque instant de vie. Je ne leur ai peut-être pas transmis cette maladie, en l'état des connaissances de la médecine. Que leur ai-je transmis d'autre ? Ne fait-on pas parfois plus de mal par l'éducation ? Tous les parents sont-ils potentiellement de bons parents? Certains ne transmettent-ils pas leurs complexes, leurs travers ? Certaines de nos transmissions sont sans doute plus douloureuses à vivre que nos maladies. Et pourtant combien sont ceux qui se posent la question avant de décider de mettre des enfants au monde?

Et si on faisait un bébé ? Dans l'effervescence de nos vingt ans on n'a pas toujours conscience de jouer à la roulette russe avec nos destins, tous, pas seulement les personnes handicapées ou malades. Et pourtant on joue. Bercés d'espoirs, de mensonges et d'illusions, de rêves d'enfants parfaits qui vivront heureux à leur tour. Quand l'enfant qui paraît est malade ou handicapé ou que la vie apporte peu à peu, à chacun, son lot de peines et de soucis, alors on apprend la réalité, on sort du mensonge, et c'est la conscience purifiée qu'on peut découvrir que la vie, de quelque nature qu'elle puisse être, vaut la peine d'être vécue.


Je ne souhaite à personne de vivre dans un corps comme le mien mais je sais que, lorsque ça arrive, on peut trouver au fond de soi une source inépuisable : l'amour de la vie. De quel droit pourrions-nous priver quiconque de cela ? Plutôt que militer pour le droit d'être handicapés et parents en 2010, je voudrais militer pour le devoir de comprendre que chaque vie est un trésor. Laissons vivre les personnes trisomiques*, elles ont tant à nous apprendre, aidons les personnes en grande dépendance à vivre dignement et recevons leurs messages d'amour, accompagnons les personnes autistes dans les sphères supérieures. Reconnaissons-nous dans toutes les différences et nous pourrons ainsi être libres, enfin libres de la norme meurtrière.


* 95 % des familles choisissent l’IMG quand le dépistage de la trisomie 21 est positif.


"La compassion vis à vis des parents est un sentiment que tout médecin doit avoir. Si un médecin ne l'éprouve pas, il n'est plus qu'une sorte d'ordinateur, une machine à faire des ordonnances. L'homme qui pourrait annoncer à des parents que leur enfant est gravement atteint et qui ne sentirait pas son coeur chavirer à la pensée de la douleur qui va les submerger, cet homme ne serait pas digne de notre métier. Mais on ne protège pas d'un malheur en commettant un crime ; on ne soulage pas la peine d'un être humain en tuant un autre être humain".
"On peut envisager, certes, une société technocratique dans laquelle on tuerait les vieillards et les anormaux, et où on achèverait les blessés de la route.
Cette société serait peut être économiquement efficace. Mais cette société serait inhumaine. Elle serait complètement pervertie par un racisme aussi sot et aussi abominable que tous les autres, le racisme des bien portants contre les malades".
"Après avoir fait un diagnostic de trisomie 21 au microscope, décider que ce sujet doit être éliminé parce qu'il est trisomique 21, c'est du racisme chromosomique".
Pr. Jérôme Lejeune, découvreur de la trisomie 21

15:18 Publié dans Citoyenneté – Politique | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vie, img, handicap, enfant, grossesse, femme | | |  Facebook | |

25.02.2010

Etre, là.

Tu es venue.
Tu m'as parlé de ta vie, de tes peines, de tes blessures.
Tu m'as parlé de toi, celle d'en dessous, d'en dedans.
Celle dont la lumière brille dans tes yeux qui ne savent pas mentir.
Tu es venue toute remplie d'espoir, de courage, de détermination.
Avec cette envie de ne plus te laisser empoisonner.
Bien décidée à tenter la métamorphose.
Tu m'as parlé de tes doutes, de tes peurs.
Tu les as posées là délicatement, à demi-mots.
Tu m'as interrogée, appelée à témoin.
Tu savais déjà tout et pourtant tu m'as permis d'être, là.
Pour toi.
Pour cela je te remercie, mon amie.

 

 

22:49 Publié dans Ma vie en direct live | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amie, être, femmes, vie, amitié | | |  Facebook | |

13.02.2010

Chemins

Voilà des jours et des lunes que je pense à écrire, je pense, je pense et ça ne dépasse pas le stade des pensées, comme une barrière au passage à l'acte.

Un brin de cafard, une brindille de flemme, une branche de sommeil en retard et tout un arbre d'occupations toutes aussi concrètes (ou pas) que variées !!!

Cet hiver qui dure est le nid douillet d'un introspection profonde ? d'une germination prometteuse ? Peut-être aussi même si je me fais plutôt l'effet d'hiberner ! Il se passe des choses mais j'exteriorise peu par pudeur ou par raison ou parce que pour le moment j'ai bien du mal à y voir clair ... ouh la la ce message est aussi fouilli que mes pensées :)))


Voyons quel titre ai-je choisi ? Chemins ...


Ah oui, chemins ... nos chemins, le mien qui est maintenant allégé de bien des fardeaux, un petit sentier de campagne, plein de fleurs des champs, de parfums de sous-bois, un chemin plein d'amis en farandole qui tracent chacun leur sillon. Nos chemins tressés chassent les solitudes, consolent les chagrins, guident les coeurs et les corps, dessinant une voie élargie.


Mais chacun reste maître de son chemin et doit apprendre le respect. Où commence et surtout où s'arrête l'effet guide de nos chemins tressés ? La liberté de pensées se doit-elle d'être absolue, quand on a l'illusion d'être seul c'est plus facile de répondre par l'affirmative mais quand on a tressé des chemins de vie bien serrés avec un conjoint, des enfants, sa famille qu'en est-il de cette liberté ?

Et quand les traversières comportent à nos yeux des obstacles qu'on n'a pas envie d'affronter que fait-on de la jolie tresse ?

 

Chemins ...


free music

 

http://www.deezer.com/listen-552655

 

chemins.jpg

16:45 Publié dans Ma vie en direct live | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chemins, vie, spiritualité, guides, liberté | | |  Facebook | |

04.12.2009

Entre deux scènes

free music





Dans la lignée de la note d'hier voici que je vous livre un texte écrit il y a un peu plus d'une année. Je traversais une période physiquement trés difficile, je me sentais d'une fragilité opalescente, j'avais l'impression trés nette d'être en danger, je l'étais d'une certaine façon.
Certains passages sont difficiles, ils sont violents, ils sont ce que nous voulons qu'ils soient ou ce qu'ils doivent être pour que nous soyons ...



Alors s’est imposé à moi le sentiment profond d’être morte.

Trouble immédiat, intime.

Une impression d’évidence crasse, la naïveté au bord des cils. Stupide ! N’avais-tu donc compris que tu sembles surprise ?
Et je vois un à un les signes qui, si je l’avais voulu, auraient du me mettre sur la voie.
C’est la maison dans laquelle je ne me sens plus tout à fait chez moi, mes filles qui semblent si tristes, où sont donc les traces de ma vie, l’ordre de mes placards, livre corné, joyeux bouquet à ma table ?

Serais-je dans un ailleurs où je vous tiens prisonniers, refusant de croire à mon impossible abandon ? Et mes nouveaux amis ne seraient-ils qu’âmes perdues apprenant un nouveau langage de lumières et de chemins ?

Mon cœur mort s’affole avant de n’être plus.

Serais-je enfin prête à croire si la froide vérité ainsi se dévoile ?
Peut-on retourner au mensonge s’il nous apaise ? Rendez-moi mon rêve, moi, même morte, je veux jouer à la vie !


J’ouvre soudain les yeux au creux de l’ombre de notre chambre, j’entends ton souffle, le mien.
Je pleure en silence dégageant avec peine corps et pensées de l’emprise de cette mort onirique.
Mais non regarde, tu vis encore, j’écoute le silence et la chamade de mon cœur, sourire pâle, mains glacées.

Je comprendrais bien plus tard qu’il me fallait mourir à moi-même pour renaître à nouveau. Il aura fallu vivre, par trois fois déjà, cette mort d’esprit pour comprendre ce signe de lumière sur mon chemin. em>



Aujourd'hui en Provence, nous fêtons la Sainte Barbe, nous semons le blé, il sera en herbe à Noël, alors je s'aime, tu s'aimes, nous s'aimons :))

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PS : demain retour à des notes plus légères, la Provence est noyée de pluie : les plafonds neufs aussi !!! et ça fait deux ans que j'ai embarqué dans le navire enchantément clownesque !!!

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03.12.2009

La porte ouverte

free music




Dans son chemin de soleil et de pluie elle avait découvert maints regards, compris pas à pas que la lumière et l’ombre ne font qu’un dans le tout. Le chemin devenait plus léger, les pas n’étaient plus de matière, chaque instant les faisait vibrer d’une nouvelle couleur enchantée, d’une nouvelle douleur qui lui importait peu désormais, réconciliée à l’harmonie émouvante du lien intemporel elle pouvait maintenant lever des yeux si clairs et voir. La porte est ouverte. S’arrêter un instant, frissonner de joie, de peur, de plaisir, entendre un chant, une mélodie puis dans un dernier regard confiant, dépouillée de tout, parée d’essentiel, plonger dans l’or de l’ouverture, enfin.

Qu’importe la folie des hommes pourvu qu’un jour ils se meurent.


12:57 Publié dans Au-delà du possible | Lien permanent | Commentaires (27) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : porte, ouverte, ouverture, vie, folie, mort | | |  Facebook | |

31.08.2009

Elle s'appelle Véronique

MDPH et fond de l'étang ... mon dossier PCH est passé en commission fin juillet, j'ai reçu la notification courant août.

Alors on fait un projet, on pense à changer quelques vieilles habitudes qui, avec le temps, ne sont plus adaptées, on fait une demande, on obtient l'aide attendue et ... et il faut concrétiser le changement et là ... et là il faut plonger dans l'inconnu qui bouleverse et bouscule.

Demain, comme tous les matins de la semaine à partir de maintenant, de 8 à 9, une auxilliaire de vie viendra à la maison pour m'aider pour ma toilette et pour m'habiller.

C'est le début d'une nouvelle organisation et la fin d'une autre. Pour tout vous dire j'ai le cafard, j'ai peur de devoir renoncer à l'intimité douce du foyer, à notre speed langueur du petit matin quand les yeux des enfants sont chiffonnés de sommeil et que déjà les cartables attendent devant la porte que les corps endormis sortent de leurs rêves, ces rêves que l'on échange amusés entre deux croustillances de céréales dans les effluves du thé et du café.
J'ai peur que cette nouvelle étape nous fasse ressentir un peu plus le handicap.
J'ai peur de la rigueur d'une organisation qui ne pourra souffrir d'aucune panne de réveil même volontaire !
Je pleure notre liberté grignotée.

Oh bien sûr ça dépendra aussi de la personne qui viendra, elle s'appelle Véronique ...





22:22 Publié dans Ma vie en direct live | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : auxilliaire, vie, matin, famille, handicap | | |  Facebook | |

10.05.2009

Vie bien remplie

En mai fait ce qu'il te plait !

Ce soir ça sera un petit mix de mes zactualités parce que je n'ai pas le temps de faire des notes pour tout !

Pas le temps parce que :

- c'est intense côté boulot avec la préparation d'handica entre autres, d'ailleurs je file à Lyon pour 3 jours en fin de semaine, chic, chouette, youpiii !! bon pas en voiture, mon état de santé actuel ne me le permet pas alors ça sera train et métro (des trucs à vous raconter en perspective !!)

- nous avons décidé de refaire la cuisine sauf que moi quand je décide je ne fais pas les choses à moitié donc des murs vont tomber !! Je travaille très activement sur les plans et choix des matériaux, les travaux sont prévus à la mi-juin, si vous avez des idées d'adaptation je suis preneuse !

- j'ai enfin eu l'ergo de la MDPH mais là je vous ferai quand même la note MDPH et fond de l'étang 2 comme promis, enfin la salle de bain adaptée ça devrait être dans la foulée de la cuisine ->3 semaines de travaux en tout je pense, ensuite il y aura l'allée ...

- une fête de famille de 4 jours à la maison est en train de s'organiser du 11 au 14 juillet , merci Face book qui m'a permis de renouer avec des cousins/cousines !! du coup en fin de note je vous mets une photo du 9 mai 1945 à Verdun sur laquelle il y a une de mes tantes pour la 1° comémoration de l'armistice !

- "Les femmes en disent" plus de 10 000 visites au mois d'avril !!! Génial, ça m'a fait super plaisir et c'est grâce à vous, je ne me lasse pas d'écrire même si en ce moment c'est plus light, je suis très attachée à ce blog, merci à vous de le faire vivre ! J'en profite pour vous dire qu'on approche du 5 000 ° commentaire !! alors qui aura le cadal cette fois ??

 

- Les 4 Fantastics sont fantastics, la dernière lubie en date c'est d'aller bouquiner ... sur le toit ! bon ok la vue est sympa, il y a le soleil et puis comme ça elles prennent de la hauteur ! Originales mes filles ? J'en ai bien l'impression :)) En prime et en image le dernier dessin de la grande !

 

- Bernardo a lu le livre de François Bayrou, perso j'ai lu Teissa, Teisseire, Hygena, Cuisinella, Leroy Merlin, Schmitt .... et pour l'instant je ne sais pas s'il vaut mieux clair sur foncé ou l'inverse !!! (J'ai de si beaux livres qui m'attendent !!)

 

- Pour les Villelauriens je dois annoncer une pièce de théâtre d'une enfant du village : Sabine Tamisier à la bibiothèque vendredi 15 à 20h30, voir affiche ci-dessous !! Venez nombreux !

 

- J'ai reçu aussi de très jolis cadals : une longue lettre de Walter à laquelle je vais répondre (si, si), une toile en scrapbooking réalisé par ma cousine à partir de la photo de moi en mariée au défilé de Charleroi !! je vous le mettrai en photo une autre fois (si, si)

 

Bon allez vous voyez la vie a repris tous ses droits ici à Villelaure, je vous rends l'antenne, à vous mes visiteurs chéris !!

 

 

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22:54 Publié dans Au-delà du possible | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vie, femme, handicap, travail, famille, enfants | | |  Facebook | |

04.03.2009

Vile haine



seulement les 30 premières secondes ... ah les rats !

http://www.deezer.com/track/817239 parce que deezer veut faire du trafic ... rendez-nous radioblog !!!



Sur mon chemin il y a eu la colère.

Celle que je portais comme un incongru bagage, héritée de victimes du passé, humanité bafouée de mes ancêtres, le silence au service de la honte et de convenances aujourd’hui condamnées. Une colère sourde et aveugle, une colère sans nom et sans visage et si j’en ignorais la cause, j’en vivais les effets, pantin obéissant aux mains d’un dictateur. Le jour où, à la lumière du secret révélé, j’ai compris qu’elle n’était pas mienne je me suis libérée de ce fardeau.

Puis il y a eu des colères, des rebellions, des résistances, liées au destin, au sort, aux autres, aux limites, aux injustices, à l’existence, avant de comprendre que nous choisissons. Alors la colère s’est éteinte. Oh c’est sûr qu’en-dessous se cachaient d’autres combats : la peur, la tristesse, l’abandon, tout ce qui nous fait courber la tête mais de colère plus, ou si peu, ce qui pour moi ne veut pas dire la soumission, bien au contraire.

Alors, quand par deux fois, en quelques jours, des personnes qui, je le pensais, me comprenaient, m’ont attribué de la haine, une ancienne blessure s’est réveillée. Une ancienne blessure et un nouveau combat, celui d’obtenir le droit d’aimer mon humanité telle que je la vis, celui de vivre mon état sans haine, sans reproche, sans jalousie, sans regret. Est-ce si difficile à admettre que l’on puisse vivre mon chemin sans laisser germer en mon cœur de la haine ?

Je ne dis pas que c’est facile, c’est un ouvrage que je remets sur le métier chaque jour, chaque jour j’interroge l’observatoire de ma gouvernance, relis les anciens textes au bas desquels j’ai signé de mon sang, « je me fais la promesse de ne jamais être aigrie » daté de l’an 1980 car j’ai vite compris que le vrai mal était là, le vrai mal c’est le comportement que j’aurais pu choisir d’adopter comme une sentence fatale « malade tu es, méchante tu seras » une condamnation à l’aigreur, l’acide et la haine.

Aujourd’hui je sais qu’il me faudra, en plus, admettre que certains feront le choix de s’arrêter à ce qui les arrange de penser de moi. C’est leur choix, leur chemin.

Je n’ai qu’une parole : je n’ai pas de haine, n’en ai jamais eu, je n’en connais ni la couleur, ni l’odeur, ni la forme, ni le goût, la haine n’a pas sa place dans ma maison, la haine est un poison et sa morsure est létale pour celui qui la laisse naître. Alors, avant de penser de quelqu’un qu’il porte et envoie de la haine, demandez-vous si cette personne tient à la vie.

08:37 Publié dans M'analyse moi | Lien permanent | Commentaires (42) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : haine, vie, malade, destin, choix, femme | | |  Facebook | |

12.11.2008

Peau d'âme

Peau d'âme

Aux temps passés te faire danser.
Mille fois d'essais pour un ballet,
Magique pouvoir qu'aimer être.
Jouer de moi au millimètre
Avec toi, ma flûte enchantée,
Mon instrument de beauté,
Ma peau d'âme.

Te retrouver aux matins pâles,
Espérer les possibles, dire adieu aux étoiles.
Te maudire de faiblir chaque lune,
T'aimer encore. Signer tous les accords,
Malgré toi, mon compagnon d'infortune,
Mon souffre-douleur,
Ma peau d'âme.

Quand poussière tu seras,
Chaque grain emportera,
Gloires et victoires insensées,
Plaisirs volés, mots sublimés.
Pour toi mon bateau ivre,
Mon vaisseau fantôme,
Ma peau d'âme.



Découvrez Frédéric Chopin!

11:58 Publié dans M'analyse moi | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : peau, corps, âme, douleur, danse, mort, vie | | |  Facebook | |

03.04.2008

Carouille, citrosse et autres véhicules

free music


21h40 Je vous laisse avec Katie le temps d'écrire cette note, qui à cette heure, n'est qu'un titre.

23h30 Voilà la note peut-être inspirée par cette chanson, toutes ressemblances avec des évènements ou personnes seraient purement fortuites etc etc ...

Au début c'est une p'tite voiture d'occasion, avec des autocollants pour NRJ, des voyants qui s'allument mais c'est pas grave, elle roule sa bosse de la fac aux petites heures du matin, à la boîte de nuit aux petites heures du matin aussi, elle se parfume au petit sapin vanille et à l'eau-jeune, sur la plage arrière un bandana, un sac de voyage en aller-retour entre appart et maison de papa, maman. La petite voiture elle est la copine de la bande, elle transporte les sérieux pour les cours, les fêtards pour les sorties, les chagrins d’amour des copines, les copains à leur rencards et à l’entraînement de rugby, elle roule plus loin qu’elle ne pensait jamais aller, sur des routes sans poteaux ni glissière de sécurité.

Et puis un jour elle rencontre une jeune voiture à peine sortie de l’usine, ça sent l’inimitable odeur de la voiture neuve, la petite voiture d’occas reste un peu plus sur sa place de parking, un peu plus, un peu trop, elle finit par être donnée a quelqu’un qui en a besoin.

La jeune voiture file bon train mais ne fait pas tout à fait assez de bruit, elle laisse sa place à une sportive qui fait vroum vroum au feu rouge et qui cale au vert !

Et puis un jour c’est du solide, une vraie voiture neuve, solide, qui roule, bleu marine, avec les vignettes qui grimpent le long du pare-brise au fil des années de route sans embardée, à la place de l’autocollant pour NRJ il ya un triangle bébé à bord, sur la plage arrière un doudou de secours et dans la boîte à gant une bouteille d’eau et le livret d’entretien du véhicule et des couches au cas où et dans le coffre, mon dieu le coffre déborde…

Alors c’est l’arrivée DU monospace, une bonne occas. On n’a plus le temps de coller des autocollants, déjà l’assurance à jour c’est bien, c’est une voiture pleine de rires d’enfants, de chansons d’Henri Dés, elle n’est jamais remplie, on peut toujours en mettre plus, aller plus loin, elle roule tranquille, c’est une maison montée sur roues, elle embarque qui veut, on y est bien.

Et puis un jour c’est l’accident, oh pas grave, un choc qui aurait pu tout casser, à l’intérieur ça va mais la grande voiture perd un peu de son image de TRT : tout roule tranquille.

Arrive trop vite et inattendue une voiture utile, un peu austère, on a oublié qu’un jour on collait des autocollants, dans le coffre il y a des sièges supplémentaires qu’on ne prend pas le temps de déplier et puis le week-end elle roule peu d’avoir trop roulé durant la semaine. D’ailleurs elle roule tellement que finalement elle sera remplacée par une « de fonction » grise, faut pas mettre les pieds sur les sièges alors coller un autocollant autant ne pas y penser !

Elle change en fonction des fonctions, elle monte en grade, elle prend du galon et des chevaux, on s'y attache moins, elle roule, roule, roule mais son siège passager n’est guère usé.

A la fin d'un hiver elle partage l’allée devant la maison, deux voitures. La nouvelle sent la vanille, elle arbore fièrement un autocollant bleu très distingué, sur la plage arrière un parapluie lapin, dans la boîte à gant des vieux CD achetés il y a si longtemps et un constat amiable, sur la radio Le mouv’ à la sortie du collège et des fois Nostalgie quand elle roule plus loin qu’elle ne pensait plus jamais aller, sur des routes sans barrières ni sens interdits.

Parfois elles font des routes ensemble pour aller à la mer mais on n’écoute pas la même radio alors à l’arrivée on ne chante pas la même chanson, ça pourrait être enrichissant de chanter chacun son tour mais on a tous des trucs super importants à se dire alors personne n’écoute. Et ce qui devait arriver arrive, un jour elles ne sont plus sur la même route, oh elles retrouvent toujours le chemin de la maison et se garent côte à côte dans l’allée, se demandant laquelle des deux routes était la meilleure et pourquoi le GPS embarqué ne dit pas la même chose que Tom-Tom, si c’est la faute de mappy ou de via-michelin, de l’étoile polaire ou des péages toujours plus chers, du prix de l’essence ou du beurre, de la connexion satellitaire ou des droites parallèles qui se coupent à l’infini.


Carrosse ou citrouille, sur les routes de nos vies qu’est-ce qui compte ? Faudrait demander à bison futé, quelqu’un sait où il habite ?

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09.03.2008

Silence. ça tourne !

Parce qu'il y a des jours qui comptent plus que d'autres.

 5 août 2007 - 9 mars 2008.

7 mois séparent ces deux dates

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Le dimanche 5 août 2007 nous fêtions les 4 ans d'Eva et Béa était là, il faisait chaud, il faisait beau, nous étions entourés d'amis et bernard faisait des photos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ce soir là Bernard m'a annoncé qu'il souhaitait qu'on se sépare, qu'il prendrait les filles en alternance.

 

Ce soir là mon monde s'est écroulé.

 

Le conte de fée tournait au psychodrame et le prince n'était plus du tout charmant.

 

J'ai passé les deux jours suivants comme un boxeur qui aurait pris le coup de trop, sonnée, me raccrochant aux cordes pour ne pas m'écrouler, surtout ne pas m'écrouler, compter sur des amis proches, vider un peu mon sac devenu soudain si lourd.

 

 

Et puis le mercredi 8 Maria nous a quittés, celle qui l'avait élevé comme une mère, aimé et protégé comme son fils, elle est partie.

 

Et nous sommes restés, hagards, orphelins d'amour.

 

Puis Belle dune pour les vacances les plus étranges que j'ai vécues, puis Copenhague pour une salvatrice bouffée d'oxygène.

 

Puis Rennes, puis Tours pour des ailleurs chargés d'amis, d'échanges et de soutien.

 

Puis l'automne sur fond de faillite.

 

Nous avons réèllement touché le fond fin décembre, début janvier a apporté son lot de désillusion : non, nos problèmes n'allaient pas se résoudre comme on change de calendrier.

 

Février a été factice, fallait que ça aille mieux parce qu'il ne pouvait plus en être autrement, nous avions empilé les semaines entre épuisement, maudits mal-dits ou silences trop lourds d'une mauvaise colère.

 

Nous venons de traverser 7 longs et trop éprouvants mois faits de silence, de menaces à peine voilées, de défis absurdes, de violence aussi imbécile qu'inutile, de destructrice compétition dans un combat où il n'y a rien à gagner. 17 ans pour construire, quelques mois pour tout gâcher.

 

 Alors les corps ont parlé, et les esprits ont eu peur, peur d'être allés trop loin dans ce qui relevait d'un mauvais téléfilm. Le silence s'est fait tensions et gonflements, puis le silence s'est fait cris.

C'était vendredi soir. C'est la soupape qui a lâchée ma bonne dame ! Entendez-vous la vapeur qui siffle au-dessus de vos têtes ?

 

J'ai dit ma colère de si peu de tact, j'ai dit ma colère de si peu de compréhension, j'ai dit ma colère du mal que nous avons fait à nos enfants, j'ai dit ma colère de ressentir ce que je ressentais, j'ai dit ma douleur, j'ai dit mon chagrin de ne savoir nous conduire sur des chemins heureux, j'ai dit ma rage d'être dépendante, j'ai dit non à la soumission car je ne veux pas être celle qui aurait lancé le boomerang.

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Samedi est passé.

Dimanche Cath est venue, avec Béa.

Et nous avons ri, comme des gamines, et Bernard faisait les photos.

 

Puis je suis partie à Lyon, je ne suis pas allée au café des parents, j'ai dîné avec un ami et nous avons parlé et parlé encore. Et à 22h30 j'ai appelé Bernard. Et nous avons parlé pendant une heure.

 

Ca n'a l'air de rien comme ça mais quand les échanges se limitent à quelques minutes assassines, une heure de calme discussion c'est incroyablement long.

 

Vos amitiés m'ont portée et si je me livre ce soir à coeur ouvert c'est qu'il y a certaines batailles qui se gagnent et que je peux vous écrire sans craindre de fâcheuses conséquences car il n'est ni bourreau ni victime, juste des êtres trop humains, perdus dans le chaos des sentiments et des émotions.

Voilà le pourquoi du silence de ces derniers jours. Quelle que soit l'issue je sais que je serai dans l'acceptation sans être dans la résignation, la vie je la regarde droit dans les yeux et je lui dit "viens te battre si t'es un homme mais je préfère que tu sois douce"

 

Cette vie qui file et qui nous coule comme du sable entre les doigts, qu'en faisons-nous ?

 

 

18:16 Publié dans Témoignage | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vie, couple, handicap, crise | | |  Facebook | |

27.02.2008

J'ai changé de livre ...

J'ai laissé mars affirmer en quoi vénus lui est si différente, j'y reviendrai peut-être un jour, peut-être ...

Sur les conseils d'une amie je viens de commencer "Laisse-moi te raconter ... Les chemins de la vie" de Jorge Bucay et bien je peux vous dire que dès les premières pages je suis emballée !

 

Je vous en dirai plus quand je l'aurai fini, ça va pas traîner !

 

J'avais écrit cette note à l'avance (oui je suis organisée parfois),je la publie malgré le décès de Fiona, le chemin ne s'arrête pas, nous mettrons un pied devant l'autre, c'est ainsi.

Patricia m'a dit "continue Marie" alors oui Pat, je vais continuer...




Un titre de Daniel Balavoine, pour Fiona bien sûr, Fiona nouvelle étoile dans nos nuits.



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00:30 Publié dans latulu rlututu | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jorge, bucay, chemin, vie | | |  Facebook | |